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Suspensions réduites de huit à six ans pour Blatter et Platini

Suspensions réduites de huit à six ans pour Blatter et Platini
Photo d'archives

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ZURICH | (AFP) Le président démissionnaire de la FIFA Joseph Blatter et le patron de l’UEFA Michel Platini ont vu leurs suspensions réduites de huit à six ans en appel, hier, alors que le duel Salman-Infantino se précise à deux jours de l’élection à la présidence de l’instance mondiale.

La commission de recours de la FIFA n’a donc pas été très clémente avec Blatter et Platini, sanctionnés en raison du paiement controversé de 1,8 million d’euros (2,7 millions de dollars canadiens) du Suisse au Français en 2011 pour un travail de conseiller achevé depuis 2002.

Elle a estimé qu’ils étaient bien coupables d’avoir violé quatre articles du code d’éthique et étaient coupables notamment de conflits d’intérêts.

Suspension à vie rejetée

Dans le même temps, la commission a de nouveau écarté les charges de «corruption» et rejeté l’appel de la chambre d’instruction de la FIFA qui avait réclamé une suspension à vie.

Pour espérer être blanchis il ne reste plus aux deux hommes, les personnages les plus puissants de la planète soccer avant leur disgrâce, que la saisine du Tribunal arbitral du Sport (TAS), la plus haute juridiction sportive, une démarche qu’a entreprise Platini moins d’une heure après la sentence de la FIFA.

Sepp Blatter, qui s’est dit «profondément déçu» de la décision de la commission de recours, a également annoncé qu’il allait saisir le TAS qui siège à Lausanne.

Le coup est rude pour le Français, déjà obligé d’abandonner la course à la succession de Blatter pour laquelle il faisait figure de grandissime favori et qui a dénoncé dans un communiqué à l’AFP une décision «insultante, honteuse et un déni de droit».

Élection vendredi

Pendant ce temps, le compte à rebours est lancé, à 48 heures du scrutin présidentiel à la FIFA, avec deux candidats en première ligne, Gianni Infantino et le Cheikh Salman, et l’Afrique comme terrain de chasse.

Dans un entretien accordé à l’AFP hier, Infantino, secrétaire général de l’UEFA, a assuré avoir «des raisons d’être encore plus confiant» après avoir «parcouru l’Afrique», qui s’annonce comme le véritable juge de paix du scrutin.