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Entretien des routes: les municipalités pressent le ministère des Transports d’agir

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La Fédération québécoise des municipalités (FQM) presse le ministère des Transports de revoir le budget alloué à l’entretien des routes municipales de la province, dont l’état se détériore rapidement.

Le rassemblement de municipalités plaide que le budget de 87 millions $ du «Programme d’aide à l’entretien du réseau routier local», qui n’a pas augmenté depuis sa création en 1993, ne suffit plus à assurer le maintien minimum du réseau routier.

Martin Landry, maire d'Albertville; Richard Lehoux, président de la Fédération québécoise des municipalités et Gilles Plante, maire de McMasterville.
Photo Le Journal de Québec, Sarah Boucher
Martin Landry, maire d'Albertville; Richard Lehoux, président de la Fédération québécoise des municipalités et Gilles Plante, maire de McMasterville.

«Le citron n’a plus de jus. Les petites municipalités n’ont plus les moyens d’entretenir la qualité des infrastructures», a déclaré jeudi le président de la fédération Richard Lehoux, lors d’un point de presse en marge d’un conseil d’administration réunissant une quarantaine d’élus de partout en province.

Développement

Le transport de bois par véhicule lourd entraine en effet des coûts supplémentaires d’entretien et de réparation des routes pour plusieurs communautés au Québec. Une situation qui ampute la capacité de développement de ces municipalités, selon la FQM.

«On veut faire du développement, on veut que nos ressources soient exploitées, mais notre partenaire, le gouvernement, ne fait simplement pas sa part», regrette le maire d’Albertville Martin Landry. La petite municipalité du Bas-Saint-Laurent a dû adopter une résolution pour interdire le transport de bois sur son réseau municipal en novembre dernier, vu la détérioration avancée de ses routes.

Au ministère des Transports, on confirme qu’une rencontre avec la Fédération québécoise des municipalités aura lieu dans les prochaines semaines. «Ce sujet va fort probablement faire l’objet de discussions lors de la rencontre», affirme la porte-parole Sarah Bensadoun.