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Promoteur en prison pour avoir tiré sur l’acheteur d’un condo

jugement de Tyronne Candappa
Photo Le Journal de Montréal, Ben Pelosse Tyronne Candappa a écopé cette semaine d’une peine de cinq ans de prison.

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Un promoteur immobilier accusé de fraude a écopé de cinq ans de prison pour avoir fait feu sur l’acheteur d’un condo qui ne souhaitait qu’obtenir le code de l’entrée afin de pouvoir commencer son déménagement.

L’histoire remonte au 6 décembre 2011. Tyronne Candappa venait de vendre un condo à Klifford Hercule. Ce dernier lui aurait alors déjà fait un premier paiement en lui remettant un sac contenant 30 000 $.

Or, à la dernière minute, Candappa a changé d’idée quant à la vente. Ainsi, lorsque Hercule s’est présenté au condo avec ses déménageurs, il s’est buté à une porte barrée. Il a ensuite été incapable d’obtenir le code afin d’accéder à l’immeuble.

Atteint à l’estomac

Il s’est même présenté chez le frère du promoteur immobilier, qui n’a pu l’aider. Candappa s’est ensuite présenté sur les lieux, armé d’un pistolet et d’un bâton de baseball. Il s’est dirigé vers Hercule, tenant l’arme le long de sa cuisse, avant de faire feu. La victime qui a été atteinte près de l’estomac a survécu.

Candappa affirmait avoir fait feu pour se défendre, insistant sur l’imposant gabarit de la victime, qu’il décrivait comme un «gangster» qui fréquentait le crime organisé. Or, la juge Anne-Marie Jacques, qui l’a reconnu coupable, n’avait pas cru cette version des faits.

«S’il avait donné le code [à la victime], ça aurait calmé la situation immédiatement», avait-elle résumé.

La magistrate l’avait déclaré coupable de six chefs, dont voies de fait graves et agression armée.

Condamné à cinq ans de détention cette semaine, Tyronne Candappa a pris le chemin des cellules. Il avait été incarcéré en septembre dernier après avoir été reconnu coupable, mais avait pu bénéficier d’une libération peu après.

Autres accusations

Candappa fait aussi face à 10 chefs d’accusation pour une fraude de plus de 3,3 M$. Il aurait en effet pris la poudre d’escampette après avoir recueilli l’argent en acomptes de plusieurs épargnants qui voulaient acquérir un condo dans le projet de la tour Tysel, à Brossard.

En 2014, il avait aussi fait les manchettes après que deux incendies d’origine criminelle eurent détruit des projets immobiliers dans lesquels il était impliqué, dans l’ouest de Montréal.