/news/currentevents
Navigation

On «s’acharne» sur matricule 728, selon son avocat

Stéfanie Trudeau, Matricule 728
Photo Le Journal de Montréal, Pierre-Paul Poulin Stéfanie Trudeau, Matricule 728

Coup d'oeil sur cet article

L’avocat de matricule 728 trouve qu’«on s’acharne» sur l’ex-policière, reconnue coupable jeudi de voies de fait contre un citoyen et maintenant attendue devant le Comité de déontologie policière pour deux cas de brutalité présumés.

«Quels recours peuvent-ils avoir [les plaignants]? Elle est à la retraite!» a réagi Me Jean-Pierre Rancourt.

Sa cliente Stéfanie Trudeau, alias matricule 728, est d’abord citée mardi devant le Comité pour un incident datant du 1er février 2012.

Elle aurait agrippé le casque d’écoute de Lucner Saint-Éloi, alors passager de la Société des transports de Montréal, et aurait jeté l’appareil par terre.

Toutefois, comme Stéfanie Trudeau a pris sa retraite l’automne dernier, le Comité de déontologie policière ne pourra pas, s’il la reconnaît coupable, la suspendre.

Insultes racistes

Trudeau est également attendue devant le Comité le 6 juin prochain à la suite d’une plainte déposée par Julian Menezes.

Le 20 mai 2012, sur le Plateau-Mont-Royal, ce dernier a vu matricule 728 et un autre policier donner à un cycliste une contravention qu’il estimait injustifiée.

Il s’est donc proposé comme témoin, mais la policière lui aurait demandé de reculer.

Quand il a demandé pourquoi, Trudeau l’aurait menotté et embarqué dans la voiture de police, sans attacher sa ceinture.

Selon ce que Julian Menezes a rapporté dans plusieurs médias à l’époque, la policière aurait ensuite accéléré puis freiné brutalement afin qu’il se cogne contre la fenêtre de séparation de la voiture.

Elle lui aurait également adressé des insultes racistes et l’aurait menacé d’emprisonnement.

Il aurait finalement été abandonné par les policiers vers 3 h du matin à des kilomètres de chez lui, dans le quartier Crémazie, après avoir reçu un constat d’infraction de 156 $.

Prise au cou

Rappelons que Trudeau, 43 ans, a été reconnue coupable de voies de fait jeudi, par un juge qui a déploré son comportement rageur et ses arrestations «brutales, illégales et injustifiables».

Le 2 octobre 2012, elle avait violemment arrêté le musicien Serge Lavoie parce qu’il se tenait sur la voie publique avec une bouteille de bière à la main, et avait même fini par l’empoigner par le cou.

 

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.