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Un refuge pour chats en péril

Faute de dons du public, l’ACSA ne peut plus opérer

L’ACSA peut garder 30 chats à la fois tant et aussi longtemps qu’ils ne sont pas adoptés. Sur la photo, Marianne Larouche, de l’ACSA, et deux petits pensionnaires, Heidi et Caradoc.
photo daniel mallard L’ACSA peut garder 30 chats à la fois tant et aussi longtemps qu’ils ne sont pas adoptés. Sur la photo, Marianne Larouche, de l’ACSA, et deux petits pensionnaires, Heidi et Caradoc.

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Le seul refuge sans euthanasie pour chats errants de Québec se trouve dans une situation financière extrêmement précaire, si bien que l’organisme craint de devoir fermer après 20 ans d’existence.

«Si on connaît un mauvais mois où on n’a pas d’entrée d’argent prochainement, on va devoir fermer. On commence à paniquer», regrette Hélène Arcand-Côté, présidente du conseil d’administration d’Adoption chats sans abri (ACSA), qui reconnaît que la situation ne s’est guère améliorée depuis quelques années.

Aucune subvention

Depuis sa création en 1996, l’ACSA recueille les chats errants, les soigne, procède à leur stérilisation et à leur adoption par la suite. L’organisme ne reçoit aucune subvention et subsiste presque exclusivement au moyen de dons de la collectivité. Il vend de la litière et de la nourriture aux citoyens, qui peuvent aussi se procurer une carte de membre. Des activités de financement et des collectes de fonds sont également organisées à quelques reprises dans l’année.

Toutefois, le montant amassé est bien en deçà du budget minimum de 12 000 $ par mois nécessaire pour que le refuge puisse continuer de répondre pleinement à la demande grandissante.

Situé dans le quartier Limoilou, où le taux d’errance des chats est parmi les plus élevés à Québec, le refuge a pour mission de régler la surpopulation féline de façon éthique en ne recourant pas à l’euthanasie, mais en misant plutôt sur la stérilisation des chats.

«[Si] on ferme demain matin, il n’y a plus de solution de rechange pour les chats errants. Ils vont mourir de froid et de faim, ou ils vont être euthanasiés», déplore Mme Arcand-Côté.

Double mission

Au-delà de sa mission de sauver les nombreux chats abandonnés, l’ACSA remplit également un rôle social en accueillant un grand nombre de bénévoles, dont plusieurs font partie d’un programme de réinsertion sociale ou souffrent de problèmes de santé mentale.

«Avec la zoothérapie, ça les aide beaucoup. Plusieurs ont baissé leur médication et leur niveau de stress est moins élevé. Ils prennent confiance en eux», explique la présidente, qui craint que ces gens ne soient laissés à eux-mêmes si l’organisme devait fermer.

Le refuge a déjà évité la fermeture il y a deux ans grâce à un leg testamentaire de 50 000$ fait par une dame. Toutefois, les fonds restants ne suffisent plus à soutenir l’organisme.