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Relancer Murdochville un skieur à la fois

Même si Murdochville a perdu la moitié de ses citoyens depuis la fermeture de la mine de cuivre, des entrepreneurs misent sur la beauté de la ville pour la relancer.
Photo courtoisie chic-chac Même si Murdochville a perdu la moitié de ses citoyens depuis la fermeture de la mine de cuivre, des entrepreneurs misent sur la beauté de la ville pour la relancer.

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MURDOCHVILLE | Depuis que la mine a fermé en 1999, Murdochville a perdu près de la moitié de ses citoyens. Deux entrepreneurs tentent de relancer la municipalité grâce à ses montagnes.

Les sports extrêmes d’hiver sont en voie de redynamiser la municipalité de 765 habitants.

Guillaume Molaison avait 25 ans lorsqu’il a déposé ses valises en Gaspésie il y a neuf ans. Rapidement, il a cru au potentiel hivernal des Chic-Chocs avec ses 600 cm de neige en moyenne.

«On est en train de construire la meilleure destination de ski dans le Nord-est américain, dit-il sans hésiter. Aucune autre destination n’offre un modèle qui rallie les montagnes alpines et un secteur comme Murdochville, plus mécanisé», explique l’homme de 34 ans qui a investi 1 million $ depuis 2 ans pour développer son entreprise Chic-Chac qui offre du ski hors-piste.

«Les gens recherchent le moins aseptisé. Le ski hors-piste donne plusieurs possibilités. Pas besoin d’être extrême. Juste le sentiment de liberté et un niveau de défi plus élevé ont un pouvoir d’attraction.»

Cet hiver, Guillaume Molaison s’attendait à recevoir 2000 skieurs. Il constate une forte augmentation en provenance des États-Unis, grâce au taux de change favorable.

«Il y a un momentum à créer. On doit adapter le tourisme à la réalité de la jeune génération qui veut s’amuser.»

Durant la saison froide, il embauche 20 travailleurs dans cette ville qui a bien besoin d’emplois.

Motoneige extrême

La motoneige extrême a aussi sa place. «C’est l’adrénaline extrême à comparer aux sentiers. C’est toujours un obstacle, une montagne», explique le propriétaire de Mental de la poudreuse, Steve Clavet.

La nature sauvage est un atout pour Murdochville.

Avec son entreprise naissante, M. Clavet a accueilli l’an dernier 150 motoneigistes pour un séjour de deux à trois jours.

La mairesse Délisca Ritchie-Roussy aimerait promouvoir le tourisme hivernal, mais les ressources manquent.

«La municipalité a de la difficulté à équilibrer son budget», déclare l’enseignante à la retraite qui a vécu les «belles années» de Murdochville, vers 1970, avec ses 5000 habitants.

«Depuis quelques années, ça permet d’avoir une belle vie l’hiver et de faire vivre nos commerçants. L’an passé, ce fut l’apogée. Ça donne de l’espoir», affirme la mairesse.

Pour survivre, un village doit démontrer qu’un avenir y est possible avec

  • Le maintien de services tels qu’une école, un guichet bancaire, un bureau de poste, de restaurants et de petits commerces
  • La possibilité d’y trouver de l’emploi
  • De la place pour bâtir une maison
  • La présence de lieux rassembleurs
  • Des citoyens avec la volonté s’investir pour la tenue d’activités