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Réveil des ourses noires après une courte hivernation à l'Ecomuseum

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Signe d’un hiver doux, les deux ourses du Zoo Ecomuseum sont sorties de leur tanière mardi, après à peine deux mois de sommeil hivernal.

Réveil des ourses noires

Juno et Genie deux ourses noires qui sortent de leurs hibernation au Zoo Ecomuseum le mardi 1er mars 2016.

Posté par Martin Chevalier sur mardi 1 mars 2016

 

«Ces deux nouvelles ourses-là ne sont pas aussi fiables [dans leurs prévisions] que nos anciennes, laisse savoir Patricia Pressault, directrice des collections vivantes et biologiste. Chaque fois qu’elles sortaient, il n’y avait plus de tempête de neige. En 15 ans, elles s’étaient trompées une seule fois.»

Encore un peu ralenties, Juno et Genie sont sorties en matinée de leur bâtiment où une tanière (hibernaculum) est installée. Après avoir mangé un peu, les fidèles alliées se sont mises à jouer ensemble dans la neige et se sont étirées, question de se dégourdir un peu.

 

Hivernation tardive

Les deux femelles de quatre et cinq ans sont entrées dans leur période de repos au début janvier. Les températures douces de l’hiver avaient joué pour beaucoup dans cette hivernation tardive, et il en est de même pour la date de leur sortie.

Quant aux ratons laveurs, autres animaux qui hivernent au Zoo Ecomuseum, ils sont actuellement encore en phase de sommeil.

 

Changements climatiques

Les changements climatiques contribuent à cette diminution du temps d’hivernation, affirme la biologiste, mais cela n’est pas dangereux pour la santé des ours. 

«L’hivernation n’est pas obligatoire pour leur cycle de vie. Ils suivent chaque année la longueur de l’hiver et sont capables de s’adapter.»

Comment peut-on planifier une date pour la sortie de l’hivernation? «On les regarde plusieurs fois par jour, même quand elle dorment, explique la biologiste. Quand on commence à voir un peu d’activité, on va leur offrir de la nourriture. Lorsqu’elles commencent à manger, c’est signe qu’elles sont prêtes à avoir accès à plus d’espace pour se promener, car leur système se réveille. Ce sont ces derniers jours qu’on a constaté un taux d’activité plus élevé.»

Au-dessus des normales

Les météorologues de Météomédia ont annoncé mardi leurs prévisions pour ce printemps. Il y aurait des températures au-dessus des normales dans une majorité des régions du Québec pour les mois de mars, avril et mai. 

Le printemps serait lent, mais ferait une entrée remarquée. En effet, c’est aux alentours du 20 mars qu’on ressentirait des températures dignes de la saison. 

La chaleur s’installerait définitivement en mai. Alors que le courant côtier sud-américain El Niño s’affaiblit après l’un de ses plus forts épisodes en 60 ans, il continuerait d’influencer les conditions météo du printemps partout au pays.

En avril, le sud-ouest du Québec connaitrait des précipitations sous les normales pour la seconde partie du printemps.