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Les saisies de maisons en forte hausse au Québec en février

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Illustration fotolia

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Les saisies de propriétés résidentielles ont subi une forte hausse en février au Québec, alors qu’elles ont grimpé de 47,8 % par rapport à la même période de 2015, selon des données de la firme GDL Crédit Ressource.

Au total, les prêteurs hypothécaires ont saisi 235 résidences auprès de clients en difficultés financières. L’an dernier, durant le même mois, 159 propriétés avaient été reprises.

En janvier dernier, 254 propriétaires avaient remis les clefs de leur résidence à leur prêteur hypothécaire. Les saisies avaient alors enregistré une croissance de près de 28 % sur une période de 12 mois.

Les saisies sont en hausse depuis quatre mois dans la province.

Le syndic Jean Fortin et associés soutient que la croissance des délaissements est principalement liée à l’augmentation des délais de vente. Dans certains secteurs, une résidence peut être sur le marché pendant une année avant de trouver preneur.

«Il y a beaucoup de pression actuellement parce que les créanciers s’impatientent. En plus, plusieurs transactions se concluent en bas du prix fixé par l’évaluation municipale», a commenté mercredi Pierre Fortin, syndic chez Jean Fortin et associés.

M. Fortin a souligné que certains prix de vente ne permettent même pas de régler la créance due. Le mois dernier, le solde hypothécaire moyen des propriétés saisies par les prêteurs se chiffrait à 192 412 $. Montréal, Terrebonne et L’Assomption sont les secteurs ayant enregistré le plus de délaissements, en février.

Pierre Fortin croit que les saisies vont continuer de prendre de l’ampleur dans les prochains mois, en raison de la progression des délais de vente, même si l’emploi se porte bien au Québec.

D’ailleurs, les préavis de délaissement – des avis de 60 jours expédiés aux mauvais payeurs – ont aussi progressé le mois dernier. Les institutions financières en ont émis 928 au Québec, en hausse de 11 % par rapport à février 2015.

«En général, environ le quart des préavis deviennent des délaissements», a expliqué Véronique Langlois, directrice générale de GDL Crédit Ressource.

Les propriétaires qui remettent leurs clefs intentionnellement procèdent à un délaissement volontaire. Ceux qui refusent d’abandonner leur résidence peuvent être contraints de quitter les lieux après un jugement de délaissement.