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La sauce DAMN! en vedette sur YouTube

Sa sauce piquante aux bleuets attire l’attention au Texas

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Le producteur de la sauce DAMN! a eu une belle surprise la fin de semaine dernière lorsqu’il s’est rendu compte qu’une sommité en matière de sauces piquantes venait tout juste de mettre en ligne une vidéo faisant l’éloge de son produit fait entièrement à Saguenay.

Véritable référence dans le petit milieu des Chili Heads – ces amateurs de sauces extrêmement piquantes –, le Texan Bishop Brad a publié une critique de la Saguenay Blues, une sauce piquante à base de bleuets et de piments forts qualifiée «d’incontournable» par le youtubeur. Il va même jusqu’à dire que «c’est de loin la meilleure sauce aux bleuets [qu’il a] goûtée jusqu’à maintenant.»

SURPRISE TOTALE

<b>Jean-Sébastien Gauthier</b><br />
Entrepreneur saguenéen
Photo d'archives
Jean-Sébastien Gauthier
Entrepreneur saguenéen

Le Saguenéen Jean-Sébastien Gauthier, qui est derrière la production de ce produit fabriqué dans les locaux de la bleuetière Bleu et Boréal de Saint-Honoré, était évidemment flatté par les commentaires de Bishop Brad.

«C’était une surprise [de voir la vidéo]. Je ne lui ai pas envoyé de sauce pourtant, parce que je n’ai jamais eu la prétention que ça pouvait l’intéresser. Je ne sais pas comment il est tombé dessus, mais c’est une belle publicité», explique l’entrepreneur de Chicoutimi.

Mais souligne que le marché des sauces piquantes en est encore un de niche malgré un récent gain de popularité de ces produits,

Jean-Sébastien Gauthier ne s’attend pas à ce que ce beau coup de chapeau de la part de l’expert américain se répercute nécessairement sur son chiffre d’affaires.

200 CAISSES DE 12 PAR MOIS

«Mon entreprise va déjà très bien», mentionne celui qui produit environ 200 caisses de 12 bouteilles de ses sauces DAMN!, et cinq fois plus pour ses différents clients embouteilleurs. La preuve? Depuis le début de l’année, il commercialise chaque mois l’équivalent de ce qu’il a produit pour l’année complète en 2015.

«J’arrive enfin à me verser un salaire intéressant», confie Jean-Sébastien Gauthier, qui n’a pourtant pas l’ambition de percer le marché international malgré les bons mots de Bishop Brad à l’égard de son produit.

«Je suis bien content, c’est sûr. Ça va peut-être m’ouvrir les portes du marché américain, mais je ne cours pas après ça. Je vise plutôt le marché local», dit l’entrepreneur qu’on pourrait qualifier du plus «hot» en ville.