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Les dangers d’une politique Trump

Donald Trump
Photo AFP Donald Trump

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Comme les républicains semblent incapables d’arrêter la marche de Donald Trump vers l’investiture, il est temps de réfléchir à ce que pourrait devenir la politique étrangère américaine sous sa gouverne. Ça irait mal.

Certains diront que les Américains n’ont qu’à se débrouiller avec leurs problèmes, mais les dommages que pourraient entraîner les propositions de Trump en politique étrangère nous concernent tous.

Quoi qu’en dise Trump, les États-Unis sont encore une puissance prépondérante dont le leadership éclairé est un atout pour le monde. Le meneur républicain a déjà amplement démontré qu’il est inapte à remplir adéquatement ce rôle.

Des propositions inacceptables

Les raisons abondent. D’abord, la campagne démagogique de Trump lui vaut déjà l’opprobre de plusieurs alliés des États-Unis. Ce n’est pas à coups de menaces et d’insultes qu’il gagnera leur confiance.

Plusieurs des propositions de Trump – comme le mur payé par les Mexicains, l’interdiction d’entrée aux musulmans ou ses appels à tirer sur tout ce qui bouge au Moyen-Orient – sont au mieux insensées, au pire, dangereuses.

Ses appels répétés aux guerres commerciales démoliraient des décennies de progrès économique international et, même si Trump vise d’abord la Chine et le Japon, le Canada écoperait.

Ses pires propositions concernent l’usage extensif de la torture et l’assassinat de membres innocents des familles de combattants ennemis. Une telle barbarie enlèverait toute autorité morale aux États-Unis.

Un sérieux problème

Et j’en passe. On me reprochera d’être un gauchiste aveuglé par la partisanerie. Pourtant, les critiques ci-dessus sont partagées par de nombreux spécialistes de politique étrangère républicains, qui refuseront d’appuyer leur propre parti si Trump en est le candidat.

Le premier ministre Trudeau aura des dossiers délicats à traiter lorsqu’il rencontrera Barack Obama, mais c’est de la petite bière comparé à ce qui l’attendrait si Donald Trump devenait président. Espérons que son équipe planche déjà là-dessus, au cas où.