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9 heures pour faire le trajet Sherbrooke-Montréal

Mésaventure en voiture électrique pour une famille qui a dû dormir dans l’auto

C’est dans cette Chevrolet Spark EV que la famille Matte a passé sa nuit du 25 au 26 décembre. Pour une raison inconnue, M. Matte a été incapable de charger la voiture à deux bornes de recharge rapide du Circuit électrique.
Photo courtoisie C’est dans cette Chevrolet Spark EV que la famille Matte a passé sa nuit du 25 au 26 décembre. Pour une raison inconnue, M. Matte a été incapable de charger la voiture à deux bornes de recharge rapide du Circuit électrique.

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Une famille a mis pas moins de neuf heures pour relier Sherbrooke à Montréal plus tôt cet hiver. Tout ça parce qu’ils étaient incapables de recharger la batterie de leur voiture électrique aux bornes prévues à cet effet.

Dominic Matte avait loué une Chevrolet Spark EV pour le temps des Fêtes, mais il a bien vite déchanté le soir du 25 décembre. «Ça nous a pris neuf heures pour faire Sherbrooke-Montréal. On a dû dormir dans l’auto avec mes deux filles de 8 et 11 ans.»

Partis avec une batterie chargée à 79 %, Dominic Matte et sa famille ont connu leur premier pépin vers minuit, à Bromont, où ils ont tout simplement été incapables de charger la Spark sur la borne de recharge rapide du Circuit électrique (BRCC). «Il n’y avait rien à faire, on avait toujours le même message d’erreur», explique M. Matte, qui s’est résigné à recharger un moment sur une borne de 240 volts, beaucoup moins rapide.

Après des appels infructueux au Circuit électrique, à la compagnie de location de voiture et à OnStar, Dominic Matte a repris la route vers 2 h du matin. À 80 km/h sur l’autoroute et avec le chauffage au minimum pour ne pas dépenser trop d’énergie, la famille est arrivée à la BRCC de Richelieu, 50 km plus loin.

Encore une fois

Le cauchemar a continué pour la famille de Montréal, arrivée «dans le rouge», qui s’est butée au même problème à une deuxième borne. «Je ne suis jamais arrivé à un poste d’essence et être incapable de mettre du gaz. Pourquoi ça devrait arriver avec des bornes électriques?» demande l’homme qui avait portant chargé la batterie sur ce même appareil quelques jours plus tôt.

La seule solution pour la famille a été de charger la Spark sur une borne 240 volts et de passer la nuit dans la voiture. «Au lieu de charger quelques minutes aux deux bornes rapides, ça m’a pris des heures, dit Dominic Matte. On avait hâte d’arriver!»

1500 bornes supplémentaires

Sa mésaventure encore fraîche à la mémoire, le père de famille a fait le saut cette semaine en voyant dans Le Journal que le Circuit électrique allait ajouter 1500 bornes à son réseau. «Avant de continuer à développer ce réseau, on devrait s’assurer qu’il soit fiable. [...] Je n’ai pas envie d’être un cobaye. Je sens qu’actuellement on fait les frais des fabricants de bornes et de véhicules électriques», déplore-t-il.

Même après avoir contacté Hydro-Québec et AddÉnergie, le fabricant des bornes en question, impossible pour M. Matte de savoir ce qui a pu causer sa malchance du 25 décembre. «Que ce soit la borne ou la voiture qui est en cause, il manque de compatibilité entre les deux», déplore celui qui a fait une croix sur les voitures électriques pour l’instant.

Hydro-Québec n’a pas répondu à nos appels hier, pour réagir à cette histoire.

 

Chevrolet Spark EV 2014

  • Autonomie (dans des conditions idéales): 132km
  • Temps de recharge sur 240 volts: 6 à 8 heure
  • Temps de recharge rapide: 20 minutes

Distance entre Sherbrooke et Montréal, Environ 160 km

Distance entre les bornes Magog-Bromont, 38 km Bromont-Richelieu, 52 km