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Le prochain chef conservateur devra être bilingue, affirme Denis Lebel

Le premier ministre sortant Stephen Harper prononce une allocution au Centre communautaire juif Ben Weider à Montréal.
Archives Agence QMI

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Sans prendre position pour un aspirant, Denis Lebel affirme que le prochain chef conservateur devra être bilingue, alors qu’il est de retour au travail après une convalescence d’un mois.
 
Le député conservateur de Lac-Saint-Jean était au Parlement, lundi, après avoir subi une opération chirurgicale le 28 janvier dernier.
 
«Ça va mieux, a lancé M. Lebel, en entrevue avec notre Bureau parlementaire. C’est un problème que je savais que j’avais depuis un peu plus d’un an et avec la période électorale et tout le reste, bien j’ai fait mon travail. Alors je suis content d’être de retour en bonne forme», a-t-il expliqué.
 
Durant son absence, plusieurs de ses collègues ont commencé à s’activer en vue de la course à la direction du parti actuellement représenté par la chef intérimaire Rona Ambrose. C’est le cas notamment des ex-ministres Maxime Bernier, Lisa Raitt et Tony Clement, ainsi que du richissime homme d’affaires Kevin O’Leary.
 
Si ce dernier, un anglophone unilingue originaire de Montréal, a indiqué que le prochain chef n’avait nul besoin d’être bilingue, M. Lebel affirme au contraire que la maîtrise du français devra faire partie des qualifications requises pour le poste.
 
«Pour moi, absolument, sans aucune hésitation, a-t-il lancé. (...) On est un pays avec deux langues officielles et on doit respecter les langues officielles et pour moi c’est important qu’on soit capable de communiquer avec l’ensemble du pays. Il y a des francophones hors Québec et il y a le Québec et pour moi, c’est essentiel que la personne soit bilingue», a-t-il fait valoir.
 
Lune de miel
Si M. Lebel espère que les conservateurs réussissent à revenir au pouvoir en 2017, il constate que la lune de miel se poursuit entre le premier ministre Justin Trudeau et la population, malgré les milliards en déficits qui pointent à l’horizon.
 
Selon lui, le gouvernement libéral n’aura d’autres choix que de hausser les taxes et les impôts.
 
«Je vois que les gens qui avaient porté la volonté de changement au Canada pendant la campagne continuent à supporter le gouvernement Trudeau, a-t-il dit. (...) Dans la vie, quand tu dépenses plus d’argent qu’il en entre dans tes finances personnelles, un jour la banque vient chercher les clés de ta maison ou de ta voiture. Pour M. Trudeau ça ne semble pas grave ça», a-t-il pesté.