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Autre saison difficile prévue dans la forêt privée

Autre saison difficile prévue dans la forêt privée
Photo Agence QMI

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D’ici quelques semaines, les travailleurs forestiers seront de retour au boulot. Ils sont loin d’être optimistes quant à l’argent que le gouvernement allouera au développement de la forêt privée, dont plusieurs dizaines d’emplois dépendent.

Québec a confirmé l’octroi des 16 millions et demi de dollars déjà annoncés pour les travaux sylvicoles en forêt publique, ce qui consolide environ 400 emplois pour la saison 2016-2017.

«On l’attendait, mais avec tous les mouvements des sous qui se passent au niveau du gouvernement on aime bien avoir la confirmation», a mentionné le président du Groupement forestier du Témiscouata, Serge Beaulieu.

En ce qui concerne les travaux sylvicoles en forêt privée, ce ne sera qu’après le dépôt du budget provincial, prévu le 17 mars, que les travailleurs seront fixés.

L’été 2015 s’est déroulé sur un fond de confrontation. L’abolition du programme de création d’emplois en forêt privée a provoqué la perte de 200 emplois, dont une trentaine au Témiscouata.

«L’année prochaine, si ça ne s’améliore pas, ce sera pire que ce qu’on a vécu cette année, prévoit M. Beaulieu. Je ne peux pas vous garantir que ce sera plus, mais c'est au moins 30 à 50 emplois qui vont disparaître.»

Le député-ministre Jean D'Amour reste prudent. «Aujourd’hui il n’y a aucune raison d’être inquiets, aucune raison d’être inquiets, a-t-il dit [...] Il faut attendre les budgets.»

Autre sujet chaud concernant la forêt, celui de la réforme de l’industrie acéricole. Dans ce dossier, Jean D’Amour est beaucoup plus clair: «Moi je suis en appui à l’endroit de tous mes producteurs acéricoles dans non seulement le comté, mais dans tout le Bas-Saint-Laurent. Il y a des éléments pour nous qui sont non négociables. Il faut que, sur le plan des contingents qu’on ait des assurances de pouvoir non seulement produire, mais que le prix soit maintenu».

Ces propos ont de quoi réjouir le producteur Sylvain Patry: «À date les autres députés n’ont pas voulu s’avancer autant. Je pense que M. D’Amour va peut-être ouvrir la voie pour avoir une certaine négociation qui vraiment pourrait porter fruit».

En attendant un règlement, les acériculteurs se préparent à récolter bientôt la première coulée de l’année.