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La CAQ «inquiète» par la nouvelle politique en immigration du Québec

François Legault
Photo Agence QMI, Simon Clark François Legault

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Le Québec ne peut pas se « permettre » d’accueillir un nombre plus élevé d’immigrants qui ne parlent pas français, affirme la CAQ qui s’est dite inquiète de la nouvelle politique en immigration du gouvernement Couillard.

Lundi, la ministre de l’Immigration Kathleen Weil dévoilait que Québec sélectionnerait dorénavant ses immigrants en fonction des besoins du marché du travail. Selon la ministre, 1,4 million de postes devront être comblés d'ici 2022 sur le marché du travail québécois, dont 18 % le seront par l’immigration.

Malgré la volonté affichée par Québec de renforcer son offre en francisation pour les nouveaux arrivants, le chef de la Coalition Avenir Québec s’est montré préoccupé hier par ce plan.

«On ne peut pas se permettre, actuellement, d'avoir plus d'immigrants qui ne parlent pas français. Je vous le rappelle : 41% des immigrants actuels ne parlent pas français à l’arrivée. Et puis il y en a 71% qui ne suivent pas de cours de français. Donc, c'est un problème qu'il faut regarder de très près. On sera toujours vulnérables, en Amérique du Nord, pour protéger notre langue», a critiqué François Legault, qui dit souhaiter l’implantation de tests de français pour les immigrants.

M. Legault a également affirmé craindre des problèmes «d’intégration» si davantage de nouveaux arrivants sont accueillis au Québec.

«On dit que, pour des raisons économiques, ça prendrait 60 000 immigrants au lieu de 50 000 pour être capables de garder la même population active qu'on a actuellement. Augmenter de 50 000 à 60 000 le nombre de nouveaux arrivants, dans le contexte actuel, ce serait complètement irresponsable. On l'a vu avec des reportages (...) si on augmente le nombre d'immigrants de 50 000 à 60 000, ça pourrait poser des problèmes de cohésion sociale», a lancé le chef.