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Encore trop discriminées au travail

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Le triste épisode vécu par les deux travailleuses n’est qu’un des multiples exemples de discrimination que vivent encore les femmes sur les chantiers de construction québécois.

«La construction, on est la dernière taverne», illustre Rose Flerimonte, entrepreneure et présidente des Elles de la construction, un organisme qui défend les droits des femmes dans l’industrie.

Déjà rarissimes dans le domaine, beaucoup de femmes sortant de l’école peinent à décrocher un emploi, a-t-elle remarqué.

Mythes tenaces

«Il y a encore des employeurs qui croient au mythe voulant qu’elles ne soient pas assez fortes, ou encore qu’elles vont distraire l’équipe masculine», énumère-t-elle.

Or, les femmes du milieu s’entraînent. «C’est aussi une question de technique, pas seulement de force», explique-t-elle, soulignant au passage que les chantiers sont de plus en plus mécanisés.

Et une fois qu’une femme est embauchée et que ses compétences sont reconnues par son employeur, il est possible qu’elle subisse des accrochages sur les chantiers, que ce soit par des blagues mal placées ou du harcèlement sexuel, observe Mme Flerimonte.

Chiffres parlant

Elle se dit d’ailleurs déçue des chiffres qui montrent que les Québécoises sont moins nombreuses sur les chantiers que la moyenne des Canadiennes.

«J’ai honte de ces statistiques. Ce n’est pas parce que les Québécoises sont moins compétentes que les autres. C’est parce que nos chantiers sont moins accueillants», déclare-t-elle.

La Commission de la construction du Québec s’est d’ailleurs fixé une cible ambitieuse pour 2018: hausser de 1,4 % à 3 % le nombre de femmes dans l’industrie.