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Hollywood contre le «body-shaming»

Des vedettes en ont ras-le-bol de voir leur apparence corporelle critiquée

Kim Kardashian a récemment dénoncé ceux qui parlaient de son poids.
Photo courtoisie Instagram Kim Kardashian a récemment dénoncé ceux qui parlaient de son poids.

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Les vedettes d’Hollywood en ont marre d’entendre certaines personnes dénigrer leur apparence physique. Phénomène dans les réseaux sociaux, le «body-shaming» a été dénoncé par plusieurs célébrités, dont Daisy Ridley, Claire Danes et Kim Kardashian.

Vedette du dernier volet de La Guerre des étoiles, Daisy Ridley est la plus récente célébrité hollywoodienne à avoir pris position contre le dénigrement corporel. Sur son compte Instagram (@daisyridley), l’actrice de 23 ans a répondu à ceux qui lui avaient envoyé des messages pour critiquer son poids.

«Si vous n’avez rien de bon à dire, ne dites rien du tout. La gentillesse ne va pas soigner la planète de toutes ses atrocités, mais c’est déjà un bon début», a-t-elle écrit.

Selon Mariette Julien, professeure à l’École supérieure de mode, à l’UQAM, les sorties publiques de ces personnalités connues ont un impact positif sur les jeunes filles qui les admirent. «Cela démontre qu’on a le droit de ne pas être parfait, de ne pas correspondre à des idéaux qui sont inatteignables.»

Daisy Ridley, vedette du dernier film de La Guerre des étoiles, a répondu à ses détracteurs.
Photo Wenn
Daisy Ridley, vedette du dernier film de La Guerre des étoiles, a répondu à ses détracteurs.

Modèles de beauté

Pour Léa Clermont-Dion, auteure du livre La revanche des moches, les répercussions sont aussi positives «considérant le fait que 3 % de la population correspond aux modèles de beauté qu’on voit dans les publicités en général».

«Avoir des modèles de personnes qui sont aimées et appréciées des adolescentes qui leur disent que c’est correct d’avoir le corps qu’elles ont, c’est fondamental, ajoute-t-elle. Il y a très peu de diversité dans la représentation des femmes en ce moment, tant au cinéma qu’ailleurs. D’avoir des femmes fortes et aimées du grand public qui s’affirment haut et fort, c’est vraiment inspirant pour les nouvelles générations»

D’après Jean Gosselin, expert en gestion de l’image, il y a une meilleure acceptation du message en faveur de la diversité corporelle. «Les gens osent maintenant s’affirmer. Mais je pense qu’il y a encore du chemin à faire là-dessus.»

Chrissy Teigen s’est moquée des gens qui analysaient son corps.
Photo Wenn
Chrissy Teigen s’est moquée des gens qui analysaient son corps.

Les réseaux sociaux

L’essor des réseaux sociaux facilite l’envoi de messages négatifs, selon Mariette Julien. «Si on n’avait pas tous ces moyens technologiques, est-ce qu’on enverrait une lettre à quelqu’un pour dénigrer son apparence?», demande-t-elle. «Quand on décide d’aller sur les réseaux sociaux, on expose notre intimité aux autres, on se met dans un mode de vulnérabilité. »

S’intéressant à la cyberintimidation des femmes, Léa Clermont-Dion indique que le «body-shaming» est une problématique sociale importante. «Il y en a de plus en plus. Le web est violent. Plus violent encore parce qu’il y a l’anonymat. Malgré le fait qu’on puisse penser que le «body-shaming» est un phénomène isolé, ça ne l’est pas.»

«Sur le web, l’un des éléments discriminatoires les plus importants, c’est le poids, ajoute-t-elle. C’est très important de conscientiser les jeunes générations qui viennent d’arriver sur les réseaux sociaux et qui n’ont pas nécessairement de codes sociaux pour bien les utiliser.»

 

CE QU’ELLES ONT DIT :

« Je ne vais pas m’excuser pour mon apparence, ce que je dis et comment je vis ma vie. »

– Daisy Ridley

« Je ne suis pas parfaite, mais je ne me conformerai jamais à vos standards de minceur. »

– Kim Kardashian

« Salutations à tous ceux qui analyseront chacune des parties de mon corps. Vous êtes tous des beautés merveilleuses, gentilles et sans défauts. »

– Chrissy Teigen