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Procès Maxime Roussy: Dénoncé par une ado quand il se serait intéressé à d’autres

L’auteur jeunesse Maxime Roussy est accusé d’agression sexuelle

Le procès de l’auteur jeunesse Maxime Roussy se poursuivra vendredi prochain.
Photo Le Journal de Montréal, Ben Pelosse Le procès de l’auteur jeunesse Maxime Roussy se poursuivra vendredi prochain.

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La présumée victime de l’écrivain Maxime Roussy l’aurait dénoncé pour agression sexuelle lorsqu’elle a réalisé qu’il ne quitterait jamais sa famille pour elle et qu’il semblait intéressé par d’autres adolescentes.

Le cœur de Karine (nom fictif) s’est brisé le 10 mars 2011, lors d’une conversation sur MSN avec celui dont elle était amoureuse.

La série à succès de Maxime Roussy, Le blogue de Namasté, devait être adaptée à la télé et l’auteur passait alors des auditions afin de trouver une comédienne pour incarner le personnage de Namasté, a témoigné Karine au procès de l’homme de 40 ans, hier.

Le hic, c’est que l’écrivain aurait dit à l’adolescente alors âgée de 16 ans qu’il choisirait la comédienne — devant avoir entre 12 et 14 ans — en fonction de sa beauté et de la grosseur de ses seins. Pour Karine, c’était la goutte qui faisait déborder le vase.

« T’es dans la merde »

«Tu te cherches une deuxième moi, t’es fuc***g pédo sérieusement. T’es manipulateur en plus. T’es dans la merde, Max», lui aurait alors lancé la présumée victime.

Elle a porté plainte le lendemain. Maxime Roussy est accusé de onze infractions de nature sexuelle sur une mineure, allant du leurre à l’agression sexuelle armée.

«Je n’en revenais pas de ce qui venait de se passer. Je me rendais compte qu’il n’était pas sincère. Je me rendais compte de ses mensonges [quand il disait qu’elle était spéciale]. Je ne voulais pas que ça arrive à d’autres filles», a expliqué Karine à la juge Dominique Joly.

L’adolescente avait déjà des doutes depuis leur dernière rencontre dans le cadre du Salon du livre de Montréal, en novembre 2010, soit près de trois ans après le début de leur relation interdite, selon la victime.

Elle n’aurait pas supporté qu’il appelle sa conjointe «babe» et «mon amour», lors d’une conversation téléphonique dont elle a été témoin.

Karine l’aurait ensuite vu faire une séance de conversation vidéo avec ses enfants dans une chambre de l’hôtel Hilton, ce qui l’avait vraiment troublée, a-t-elle relaté, au palais de justice de Montréal. Elle aurait quitté la chambre en pleurant.

Hospitalisée

L’adolescente a d’ailleurs été hospitalisée à Sainte-Justine pendant cette période pour «un mal-être dû à cette relation-là et à des problèmes familiaux», a-t-elle raconté à la cour, sans en donner les détails.

Karine a tenté de rompre avec lui après le Salon du livre, sans succès.

«J’étais tellement amoureuse de lui», a-t-elle dit. Il lui aura fallu quatre mois de plus pour y parvenir et tout raconter aux policiers.

Maxime Roussy est aussi accusé de non-respect des conditions. Il aurait tenté de contacter Karine à trois reprises en 2013 alors que cela lui était interdit.