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Big Brother est québécois

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Cela fait vingt ans que la grande priorité du gouvernement du Québec – tous partis confondus – est la lutte au déficit et la réduction de la taille de l’État. Mais, rien à faire: le budget de l’État, et le nombre de personnes à son emploi croissent d’année en année. À qui la faute? À nous tous.

Depuis la Révolution tranquille, les Québécois sont persuadés que Big Brother est leur ami, que le gouvernement du Québec est là pour s’occuper d’eux, et les protéger contre les rigueurs du monde moderne. La Révolution tranquille a fait des Québécois des socialistes «lite», des accros finis aux interventions du gouvernement dans toutes les sphères de leur vie.

Socialistes « lite »

Bombardier bat de l’aile? Les immigrants tardent à se franciser? UberX fait concurrence aux taxis? Les urgences débordent? On somme le gouvernement de «faire quelque chose». RONA est vendu aux Américains? Les travailleurs d’Aveos sont toujours sans emploi? Le prix de l’essence baisse moins vite que celui du pétrole? On accuse le gouvernement de «se croiser les bras».

Vu leur nombre, si les bureaucrates pouvaient régler les problèmes, il y a longtemps que nous n’aurions plus de problèmes à régler.

Mais ce n’est pas ce qui se produit, évidemment. C’est que la bureaucratie – et ses maîtres, les politiciens – fonctionne selon une logique qui lui est propre, qui n’a rien à voir avec celle du marché. Efficacité ne fait pas partie de son dictionnaire.

Le mur de M. Couillard

Dénoncez un problème aux politiciens, ils vont créer une bureaucratie pour montrer qu’ils s’en occupent. Si le problème est la hausse des dépenses de l’État, la bureaucratie voudra couper dans les services qu’elle offre, plutôt que dans ses effectifs. C’est le mur dans lequel le gouvernement Couillard fonce régulièrement depuis deux ans.

Les Québécois sont face à une cruelle évidence: c’est la solution qu’ils se sont donnée qui est leur plus gros problème.