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Un combat de poids lourds qui promet

Éric Barrak
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean Éric Barrak

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MONTRÉAL – Le duel entre les poids lourds Éric Barrak et Raymond Olubowale, jeudi dans le petit ring du Casino de Montréal, devrait faire des flammèches.

«Je pense que ce sera à mon avantage, car je suis un gars qui boxe à l’intérieur, a analysé Barrak. Si je boxe à l’extérieur, ça va lui donner de l’espace avec sa longue portée. Il voudra me garder à distance et moi, c’est tout le contraire, je vais rentrer à l’intérieur, un peu comme Mike Tyson et Joe Frazier faisaient.»

Vedettes de la demi-finale du gala de boxe du Groupe Yvon Michel (GYM), le Québécois et l’Ontarien tenteront de mettre la main sur le titre canadien vacant du Professional Boxing Council. «C’est sûr que le combat des lourds sera impressionnant, parce que le ring est petit avec des dimensions de 16 pi sur 16 pi à l’intérieur des câbles», a indiqué le vice-président opérations et recrutement chez GYM, Bernard Barré.

«Éric est un boxeur qui a du “punch” et Raymond, en tant qu’ancien champion [2007 et 2012], ne voudra pas se faire ridiculiser. Ce sera spectaculaire!»

Un géant

Même à 45 ans, Olubowale (10-7-1, 7 K.-O.) n’est pas le dernier venu. «Mont Kilimandjaro», acteur à ses heures, notamment dans deux films de la série Resident Evil, a connu du succès contre les Québécois. L’athlète de 6 pi et 7 po l’a déjà emporté face à Paul Mbongo, David Cadieux et Éric Martel-Bahoeli.

«Ce sera imposant, car il y aura près de 580 lb dans le ring!, a avancé Barrak. L’ambiance sera différente du Centre Bell, parce que c’est plus petit. Ce sera une bombe au milieu du ring. Les gens vont avoir un bon spectacle.»

Avec sa longue portée et ses «jabs», le natif du Nigeria pourrait se retrouver souvent dans les câbles.

«C’est là que je vais le charger au corps et à la tête, a prévenu le Longueillois de 38 ans. Je ne le lâcherai pas jusqu’à ce qu’il tombe.»

Longue attente

Barrak (8-3, 7 K.-O) n’est pas monté dans l’arène depuis 10 mois et il ne tient plus en place, lui qui veut mettre un terme à une série de deux revers, tout comme Olubowale. En janvier, il devait affronter Dillon Carman, mais celui-ci s’est désisté à la dernière seconde évoquant la maladie.

«J’ai mis les bouchées doubles à l’entraînement. Étant donné que j’étais censé boxer en janvier, j’ai donc simplement continué mon camp. Je suis vraiment en forme. À mon dernier combat, je pesais 248 lb et là, je vais être à 230 lb.»

«Je prévois un knock-out avant cinq rounds, mais je suis prêt pour en faire 12, même si c’est un duel de 10 rounds!»

 

Tableau: La carte du gala de jeudi au Casino de Montréal


 

Custio Clayton (6-0-0, 5 K.-O.) c. Hector Munoz, (23-17-1, 15 K.-O.)

Éric Barrak (8-3-0, 7 K.-O.) c. Raymond Olubowale (10-7-1, 7 K.-O.)

Yoni Sherbatov (1-0-0, 1 K.-O.) c. Santos Lira (0-2, 0 K.-O.)

Vislan Dalkhaev (5-0-0, 1 K.-O.) c. Jorge Otocani Reynoso (10-9-0, 4 K.-O.)

Marie-Ève Dicaire (2-0-0, 0 K.-O.) c. Martha Patricia Lara (9-4-0, 6 K.-O.)


Dario Bredicean (7-0-0, 2 K.-O.) c. François Miville (7-4-0, 3 K.-O.)


Patrice Volny (débuts professionnels) c. Michel Tsalla (1-11-2, 0 K.-O.)