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Audiences du BAPE: manifestants hués

Des autochtones victimes de propos offensants lors de la dernière journée des audiences du BAPE

Audiences du BAPE: manifestants hués

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Une manifestation des communautés autochtones a donné lieu à un échange d’insultes lors de la dernière séance de travail du BAPE, jeudi soir, à Lévis.

Après neuf jours d’audiences, des citoyens et des travailleurs de la construction n’ont pas aimé que les travaux de la commission soient interrompus de la sorte.

Les manifestants des Premières Nations ont été victimes de remarques anti-autochtones sur leurs exemptions de taxes, leurs origines et leurs terres.

Le président de la commission, Joseph Zayed, a été forcé de quitter la salle pendant une vingtaine de minutes.

«On est venus pour s’informer, pas pour prier! Avez-vous fini?» a-t-on lancé aux opposants qui brûlaient de l’encens.

Aucun policier en uniforme n’était sur les lieux au début du brasse-camarade malgré une salle surpeuplée. Des citoyens ont tenté de chanter en même temps que le discours de protestation. Les manifestants sont finalement partis sous les huées.

«Ça leur appartient. Ils se font mal à eux-mêmes. Je m’y attendais», a expliqué l’Algonquin Steve Papatie, qui qualifie le projet de pipeline de dévastateur. «Qui va réparer les torts et nettoyer les dégâts?»

« Triple déficit »

La première partie de la journée portait à nouveau sur les émissions de gaz à effet de serre et les taxes sur le carbone. En soirée, des chercheurs ont présenté quelques impacts sociaux, comme les conflits provoqués par le projet.

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a évalué l’acceptabilité sociale du projet Énergie Est qui souffrirait «d’un triple déficit de crédibilité, de légitimité et de soutenabilité.»

Plus tard, le vice-président de TransCanada, Louis Bergeon, a reconnu qu’il y avait plusieurs ajustements à faire.

D’un point de vue psychologique, le président Zayed a demandé: comment est-ce possible que des gens acceptent des risques élevés comme prendre l’avion et refusent parfois des risques plus faibles?

Depuis le 7 mars dernier, environ 300 questions ont été posées lors de cette première partie des audiences.

Au cours de la deuxième partie, qui débutera le lundi 25 avril prochain, la commission recueillera l’opinion et les suggestions du public.