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Les partis d'opposition tirent à boulets rouges sur les libéraux

Philippe Couillard soutient que son gouvernement n'est pas éclaboussé

Françoise David
Photo Agence QMI, Simon Clark Françoise David

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Pendant que le gouvernement encaissait le coup, les partis d’opposition ont tiré à boulets rouges sur les libéraux de Philippe Couillard, en réaction aux arrestations, jeudi, de deux ex-ministres libéraux.

«On parle d’accusations graves de complot, d’abus de confiance, de fraude envers le gouvernement, de corruption de fonctionnaires. La vice-première ministre qui corrompt ses fonctionnaires», s’est insurgé le député péquiste Pascal Bérubé faisant allusion à l’ex-ministre Nathalie Normandeau.

«Les accusations démontrent un lien entre le financement du Parti libéral et les contrats du gouvernement. L’UPAC a trouvé un système de financement politique en échange de contrats (...) au plus haut niveau du gouvernement. C’est très grave (...) Philippe Couillard doit cesser de balayer ces choses sous le tapis», a semoncé la députée Agnès Maltais.

Au sujet des deux ex-employés du PQ arrêtés par l’UPAC, les députés péquistes croient que leur influence n’était pas la même que celle que pouvaient exercer des ministres. «S’ils ont commis des gestes illégaux, qu’ils soient sanctionnés», a dit Mme Maltais.

Le premier ministre Philippe Couillard estime que son gouvernement n’est pas éclaboussé par les arrestations visant deux ex-ministres libéraux, bien qu’une quinzaine de députés de son gouvernement, y compris lui-même, ont siégé au sein du gouvernement Charest. «Le parti politique que je dirige a une pratique exemplaire», a dit M. Couillard.

Le premier ministre a plaidé que les mœurs politiques avaient changé depuis l’adoption d’une nouvelle loi sur le financement des partis politiques. «Heureusement, on vit dans un contexte totalement différent avec le nouveau mode de financement qui change pour le mieux la réalité politique.»

«Philippe Couillard ne s’en tirera pas à si bon compte (...) Il doit rembourser intégralement, au trésor public, les sommes qui ont été amassées frauduleusement par le Parti libéral», a demandé la députée de Québec solidaire, Françoise David, qui a signalé que les ministres du gouvernement Charest devaient amasser 100 000 $ par année auprès des donateurs.

La CAQ demande elle aussi au Parti libéral de rembourser . «Ce serait poser un geste de bonne foi», a suggéré la députée Nathalie Roy.
 

Frappe de l'UPAC

  • Sept personnes arrêtées dont deux ex-ministres libéraux, l'ex-patron de Roche et deux ex-employés péquistes
  • Ces arrestations résultent des enquêtes Joug et Lierre qui portent sur le financement des partis politiques
  • Accusations de complot, fraude contre le gouvernement, corruption, abus de confiance, trafic d'influence, pots-de-vin et usage de documents contrefaits
  • Les personnes arrêtées comparaîtront le 20 avril au palais de justice de Québec
  • L'Unité permanente anti corruption mène présentement plus de 45 enquêtes
  • Le gouvernement coupe 5,2 millions $ à la Direction des poursuites criminelles et pénales
  • Cette ponction risque de ralentir le processus judiciaire, craint la députée péquiste Véronique Hivon