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Le Grand Prix littéraire à David Goudreault

L’auteur voit La bête à sa mère primé par Archambault

ART-GRAND PRIX LITTÉRAIRE ARCHAMBAULT
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean

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Le Grand Prix littéraire Archambault a été remis à l’auteur David Goudreault hier soir pour son livre La bête à sa mère. Une belle récompense décernée à une plume de la relève pour son premier roman.

Neuf jurés sont tombés sous le charme de ce roman qu’il faut prendre au deuxième degré et qui amène le lecteur dans un monde plutôt glauque.

Noir et décapant

L’histoire immerge le lecteur dans le monde d’un jeune orphelin, qui cherche désespérément sa mère. «Il trouve une femme qui pourrait être sa mère, mais on n’est pas sûr que c’est véritablement elle. Il va tout de même la harceler avec amour et insistance», a mentionné l’auteur de 35 ans.

Il va gérer son stress avec des compulsions douteuses et destructrices. «Ça donne un petit criminel minable, mais quand même attachant», a expliqué ce travailleur social de formation.

C’est d’ailleurs après avoir côtoyé des victimes et des criminels qu’il a décidé de dépeindre un portrait plus réaliste des contrevenants.

«Le criminel moyen, ce n’est pas Mom Boucher. C’est un jeune un peu en détresse, qui a manqué d’amour, un peu tout croche, qui cherche de la reconnaissance maladroitement», a souligné l’auteur.

Tout ce qu’entreprendra son personnage sera mal exécuté. «Il n’arrive même pas à bien tuer», a indiqué l’écrivain qui va bientôt sortir le deuxième tome de sa trilogie intitulé La bête et sa cage. Un roman aussi noir et décapant que le premier... peut-être même plus.

Multiples talents

C’était son premier roman, mais ce n’était pas la première fois que ce travailleur social de formation couchait ses mots sur papier. En plus d’avoir été le premier Québécois à remporter la Coupe du monde de slam poésie à Paris (2011), il a deux recueils de poèmes à son actif, une pièce de théâtre, ainsi que trois albums. Multi-talentueux, il fera la première partie des spectacles de Richard Desjardins au mois d’avril et mai.

Avec le prestige de cette victoire vient aussi une généreuse bourse de 10 000 $, ainsi qu’un plan promotionnel étoffé qui permet beaucoup de visibilité.

«Ça permet de faire vivre l’œuvre et de la faire découvrir à un plus grand public», a indiqué Blaise Renaud, président, directeur général de Librairie Renaud Bray inc. et Archambault.

«C’est vraiment le prix que je voulais le plus, a affirmé l’auteur vedette de la soirée. C’est une bourse qui me permet d’avoir du temps.»

Effectivement, le temps est un luxe dans le monde de David Goudreault, qui a une petite fille et qui est à la croisée des chemins en ce qui a trait à sa carrière. «Je me demandais si je poussais dans le littéraire et je pense que j’ai ma réponse», a confié celui qui fait aussi des ateliers de création pour les criminels.