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Une Américaine fait un pèlerinage de 5000km entre Denver et Québec

Ann Sieben
Photo ANNIE T. ROUSSEL Ann Sieben, a quitté la profession d’ingénieure nucléaire pour marcher à temps plein et témoigner de sa foi. Partie de Denver, au Colorado, elle atteindra le sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré le jour de Pâques. Sur la photo, Mme Sieben franchissait la Porte Sainte de l'Église Notre-Dame de Québec, jeudi.

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L’Américaine Ann Sieben mettra un point final dimanche à son neuvième pèlerinage d’hiver de quelque 5000 kilomètres à la marche entre Denver et Sainte-Anne-de-Beaupré.

Déterminée, la femme âgée de 52 a quitté le Colorado le 1er novembre 2015 à pied.

Au terme de son périple, elle aura vaincu le froid et la neige pour atteindre avec la même paire de bottes le sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré le jour de Pâques.

«Mes pieds sont fatigués, mais je suis très contente d’être ici après cinq mois. C’est comme l’Europe», a-t-elle lancé après avoir franchi la porte sainte de la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec.

Avec quelques autres participants, elle venait de marcher 13 kilomètres à partir du sanctuaire Sainte-Thérèse-de-Lisieux, à Beauport.

Cinq sanctuaires

En entrevue, elle a témoigné jeudi des origines du christianisme et du rôle historique des saints martyrs canadiens.

Son parcours à travers la province a débuté le 23 février à Kahnawake pour ensuite rejoindre les cinq sanctuaires nationaux du Québec: l’oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal, le sanctuaire de Notre-Dame-du-Cap et l’ermitage Saint-Antoine de Lac-Bouchette, au Lac-Saint-Jean, par la route 155 à partir de La Tuque. Les deux derniers sanctuaires se trouvent ici dans la région.

Trouver un toit

Ann Sieben, qui se fait appeler «The Winter Pilgrim», a quitté la profession d’ingénieure nucléaire pour marcher à temps plein et témoigner de sa foi en la générosité du monde. Sans argent, sans téléphone et sans stress, elle est hébergée «chez l’habitant».

Jamais elle n’a été agressée ou volée sur sa route.

«La confiance est une condition de la paix. C’est ma vie et je suis très heureuse. Je préfère marcher seule et en hiver. Chaque jour est différent. Je dois demander de l’aide et un toit pour manger et dormir. L’an prochain, je vais marcher au Japon.»

Selon les explications de l’Américaine, l’histoire religieuse du Japon et du Canada est marquée par la présence des Jésuites.

Fin du trajet

Dimanche, un rassemblement de marcheurs est prévu à l’église de Château-Richer.

Le départ vers la basilique Sainte-Anne se fera vers 8 h 30 pour une dernière distance de 10 kilomètres.

Une célébration et un repas suivront pour souligner la fin du trajet.

«Le pèlerinage, c’est le symbole de la vie. C’est très beau de voir tout le chemin parcouru», a terminé Mgr Denis Bélanger, le curé de la paroisse Notre-Dame de Québec qui a accueilli avec joie la marcheuse des États-Unis.