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De retour au bercail

Marie Chouinard
Photo courtoisie Prélude à l’après-midi d’un faune

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Depuis plus de 25 années, la chorégraphe Marie Chouinard présente ses créations aux quatre coins du monde sans la moindre once de stress. Mais quand c’est devant le public montréalais, la situation change du tout au tout. «J’ai toujours le trac ici. C’est ma ville, c’est où j’habite, alors tout doit être encore meilleur», confie-t-elle.

De New York à Tokyo, en passant par Paris, Londres et Venise, la Compagnie Marie Chouinard a foulé les planches de scènes du monde entier.

Il y a pourtant plus de 10 ans que les oeuvres Prélude à l’après-midi d’une faune et Le Sacre du Printemps n’avaient pas été présentées à Montréal. Après quelques représentations en France au cours des derniers jours, les danseurs de la compagnie débarqueront sur la scène du Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts cette semaine pour renouer avec le public de la métropole.

Le sacre du printemps
Photo courtoisie
Le sacre du printemps

Ormis l’ajout de 92 musiciens de l’Orchestre symphonique des jeunes de Montréal qui partageront la scène avec les danseurs, les deux œuvres seront sensiblement identiques à leurs versions originales, présentées dans les années 1990.

«Ce sont devenu des classiques; partout où elles sont présentées, elle reçoivent des ovations debout. Alors je n’ai pratiquement rien modifié depuis leur création; quelques petits détails subtils, mais que la plupart des gens ne remarqueront même pas», explique la chorégraphe au bout du fil.

Un milieu «très, très dur»

Maire Chouinard ne le cache pas; l’industrie de la danse traverse présentement une période plus difficile. Après la fermeture de la compagnie de danse La La La Human Steps survenue l’année dernière, la chorégraphe est consciente qu’elle est «bénie des dieux» de pouvoir poursuivre sa carrière, toujours aussi foisonnante en 2016.

«Le milieu de la danse est très, très dur. Mais il y a toujours quelque chose, une sorte de courant, qui passe entre mes danseurs et le public», explique-t-elle.

Une des difficultés majeures resterait tout de même d’attirer un public plus large, plus jeune, dans les salles de spectacle. Depuis ses débuts en tant que danseuse, Marie Chouinard remarque que l’âge des spectateurs se retrouve presque invariablement en haut de 35 ans.

La solution à ce manque de relève est loin d’être évidente. Mais la chorégraphe croit que sa compagnie a récemment fait un pas dans le bonne direction en lançant sa propre application pour téléphones mobiles.

«Pour aller chercher les jeunes, il faut passer par le web», explique-t-elle.


Prélude à l’après-midi d’un faune et Le Sacre du printemps seront présentés les 31 mars, 1er et 2 avril à la Place des Arts.