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Le silence des musulmans «modérés»

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Images navrantes de Bruxelles dans les heures suivant le carnage: des soldats, treize à la douzaine, armés, encagoulés, derrière des véhicules blindés, fouillant les sacs des filles aux guichets du métro et contrôlant les passants venus faire leur deuil Place de la Bourse.

Mauvaise réponse! Le prochain attentat aura lieu ailleurs et autrement, et il prendra les «forces de l’ordre» par surprise, encore une fois. On le sait!

C’est pareil partout depuis le 11 septembre de New York: pour montrer qu’elle fait quelque chose, l’armée pointe ses canons vers les survivants et rend la vie difficile aux innocents. Après coup.

Molenbeek. Un quartier «sensible» de Bruxelles comme il y en a dans toutes les villes d’Europe. Des ghettos pour fils d’immigrants mal ajustés et délinquants. Bon. Mais ce n’est pas avec des bazookas qu’on retrouve un fugitif dans ces ensembles immobiliers insulaires. Salah Abdeslam s’y est tapi pendant des semaines après le Bataclan. Personne ne l’a dénoncé à la police.

Personne n’a dénoncé

Ces terroristes ne sont pas des étrangers. Ce sont des Français, des Belges, nés-natifs, portant passeport. Ils allaient au café, jouaient au foot avec les potes, fréquentaient une mosquée, protégés par une charte des droits et une omertà digne des Siciliens. Incognito. Ces communes tissées serré sont totalement opaques pour les étrangers, les forces de l’ordre. Mais tout s’y sait parmi les résidents.

Les musulmans « modérés »

Cela nous amène aux musulmans modérés qui veulent vivre leur religion en paix dans leur nouveau pays. Ils sont les seuls à pouvoir désamorcer la terreur. Pas en la dénonçant sur Facebook après coup: en collaborant avec les forces de l’ordre.

Leur silence, même terrorisé, fait d’eux les complices de ces meurtriers qui veulent détruire la civilisation occi­dentale.

Ici comme ailleurs, leur silence ouvre la voie à tous les amalgames.