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Une évaluation difficile du CH

Que doit faire le Canadien avec Carey Price ? Lui permettre de jouer quelques matchs d’ici à la fin de la saison ? Attendre la Coupe du monde avant de lui donner le feu vert? La réponse n’est pas simple.
photo d’archives Que doit faire le Canadien avec Carey Price ? Lui permettre de jouer quelques matchs d’ici à la fin de la saison ? Attendre la Coupe du monde avant de lui donner le feu vert? La réponse n’est pas simple.

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Comment peut-on analyser cette saison du Canadien ?

Il y a eu tellement de blessures à des joueurs d’impact. Il y a eu tellement de revirements.

J’avoue que les décideurs de l’organisation passeront, j’imagine, plusieurs jours sur le dossier de tous les joueurs, qu’ils reverront en long et en large les événements des derniers mois et qu’ils tenteront d’en tirer des conclusions les plus justes et les plus adéquates.

Mais tous ces joueurs à l’infirmerie, c’est incroyable.

Le cas de Price

Prenons le cas de Carey Price. Jouera-t-il cette saison? Quelle est la meilleure solution dans son cas? On m’a dit qu’il était toujours à l’entraînement, qu’il trimait dur pour obtenir une guérison complète.

Serait-il préférable qu’il dispute deux ou trois matchs avant la fin du calendrier?

Je sais que les opinions diffèrent. Plusieurs estiment qu’il devrait fermer les livres, on ajoute qu’il devrait continuer à s’entraîner et à se préparer pour le tournoi de la Coupe du monde, je suppose que c’est son prochain objectif.

Lors de son point de presse, il avait mentionné, si je me souviens bien, qu’il ne participerait pas au Championnat du monde qui sera présenté en Russie dans quelques semaines, voilà pourquoi la Coupe du monde demeure l’objectif le plus important.

Personnellement, je ne m’objecterais pas, si j’étais parmi les décideurs de l’équipe, à ce qu’il participe à quelques matchs à condition, bien sûr, qu’il obtienne le feu vert des médecins.

Marc Bergevin veut sans doute savoir où en est son gardien. Il veut savoir si la guérison sera complète. C’est un dossier tellement important. Et, je présume que Price lui-même aimerait bien savoir où il en est dans son programme de rééducation, comment réagira-t-il dans le feu de l’action.

Un risque certain

Certes, il y a un risque. Par contre, il ne renouera pas avec la compétition avant la fin du mois d’août avec l’équipe du Cana­da ou, au pire, pas avant le mois de septembre pour le camp d’entraînement du Canadien.

Si jamais il lui arrivait, lors de son retour, un contretemps, il aurait alors encore quatre à cinq mois devant lui pour viser une guérison complète.

L’inactivité jusqu’à la fin de la saison n’est pas une mauvaise solution non plus.

Attention à Nashville

Depuis quelques semaines, je rate rarement un match des Predators de Nashville, une équipe qui m’impressionne au plus haut point, une formation que vous ne voulez surtout pas avoir sur votre chemin dès la première ronde des séries éliminatoires.

Les Predators ont fait des progrès importants depuis quelques semaines, menaçant même de déloger les Blackhawks du troisième rang de la division Centrale. Les Blackhawks se retrouveraient alors au classement des équipes repêchées avec le Wild ou l’Avalanche du Colorado.

Il ne faut pas oublier que, l’an dernier, les Predators avaient perdu les services de Shea Weber lors de la série contre Chicago, ainsi que ceux de Mike Fisher.

Cette année, tout le monde est en bonne santé, ils misent sur quatre solides défenseurs: Weber, Josi, Ellis et Ekholm. Ils ont perdu Seth Jones, mais acquis Ryan Johan­sen.

Tout dépendra de Rinne

Cette formation pourrait bien causer de fortes surprises en lever de rideau des séries éliminatoires.

Évidemment, tout dépendra de Pekka Rinne. Il ne connaît pas une saison aussi impressionnante que l’an dernier, mais, depuis quelques semaines, alors que les Predators jouent avec beaucoup plus d’assurance, Rinne a retrouvé la forme.

C’est un gardien de haut niveau, il peut voler un match et on sait ce que cela peut représenter pendant le tournoi printanier.

Ai-je besoin de préciser que la première ronde des séries éliminatoires est parfois la plus excitante, car, comme je le disais la semaine dernière, au moins quatre bonnes formations seront éliminées dès le départ.

Bravo à Claude Julien !

Les Bruins de Boston ont rendu un vibrant hommage à Claude Julien à la suite de son exploit. Il est devenu l’entraîneur ayant remporté le plus de victoires dans l’histoire de l’organisation.

Une marque exceptionnelle, considérant que plusieurs bons entraîneurs sont passés par Boston.

Claude est un entraîneur qui n’a jamais baissé les bras. Après avoir été congédié par le Canadien, il a trouvé preneur au New Jersey avant d’être licencié d’une façon plutôt bizarre vers la fin de la saison.

Puis les Bruins l’ont embauché, une décision que Peter Chiarelli se félicite d’avoir prise, et Claude effectue un travail colossal avec cette formation.

Des ennuis au mauvais moment

Les Bruins éprouvent des ennuis depuis quelques semai­nes, cinq défaites de suite, et ils sont menacés par plusieurs équipes, notamment les Flyers de Philadelphie, les Islanders de New York et les Penguins de Pittsburgh.

Il faut réaliser qu’il y a des possibilités que, dans l’Association de l’Est, cinq formations de la division Métropolitaine passent l’examen final pour accéder aux séries éliminatoires.

Cela voudrait dire que seules les trois équipes de tête de la division Atlantique seraient qualifiées.

Une fin de saison spectaculaire est à prévoir.