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Projet de loi concernant Uber: L’industrie du taxi s’impatiente

Abdallah Homsy, Porte-parole RITQ
Photo courtoisie Abdallah Homsy, Porte-parole RITQ

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Le porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ), Abdallah Homsy, soutient que l’embauche par Uber Canada de lobbyistes qui ont déjà eu des liens avec le Parti libéral ne serait pas étranger au retard du gouvernement Couillard à agir pour encadrer les services de la multinationale.

M. Homsy se demande si la situation n’expliquerait pas l’hésitation du premier ministre à tenir sa promesse, soit celle de mieux encadrer les services d’Uber.

«Ça bloque au bureau du premier ministre. On se demande pourquoi», indique le porte-parole du RITQ.

Le regroupement fait un lien entre le parti, François Crête et Geneviève Benoît. Alors que M. Crête a notamment déjà été directeur de cabinet au PLQ, Mme Benoît a été coordonnatrice aux communications de la Commission jeunesse de ce même parti. Aujourd’hui, ils sont tous deux au service d’Uber Canada.

«Chacun touchera une rémunération de 10 000 $ à 50 000 $ de la part d’Uber Canada», peut-on lire dans un communiqué émis par le RITQ.

«Quand on se présente à la commission parlementaire avec Uber, il y a toujours M. Crête qui est à côté de Jean-Nicolas Guillemette, directeur d'Uber Québec, dénonce M. Homsy. On se demande si c’est du lobbyisme contre l’industrie du taxi qui travaille en arrière.»

Des distances demandées

Le porte-parole du RITQ dit ne pas remettre pas en question l’intégrité du premier ministre, mais il souhaite que le gouvernement se dissocie de ces personnes impliquées de près ou de loin à «l’entreprise délinquante»

«Nous demandons au gouvernement du Québec de prendre sérieusement ses distances face à la multinationale Uber, qui œuvre dans l’illégalité pour faire une concurrence déloyale à l’industrie du taxi», dit-il.

Promesse du ministre

Par ailleurs, selon l’Agence QMI, le Comité provincial de développement et de concertation de l’industrie du taxi (CPCDIT) se disait «consterné d’apprendre qu’aucun projet de loi contre le transport illégal ne sera déposé en mars, comme l’avait pourtant annoncé le ministre des Transports, Jacques Daoust».

Le comité a rappelé qu’il avait accepté de suspendre ses moyens de pression en échange de la promesse du gouvernement provincial d’agir contre le transport illégal.

Le CPCDIT menace de reprendre ses moyens de pression de plus belle si aucun projet de loi n’est présenté d’ici la mi-avril. Le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos a également déploré la situation.