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La sagesse d’Auger-Aliassime

Le jeune joueur de L’Ancienne-Lorette veut poursuivre son ascension, une étape à la fois

Félix Auger-Aliassime
Photo Le Journal de Québec, Didier Debusschère Félix Auger-Aliassime

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Rétabli de la blessure aux abdominaux qui l’a forcé à se retirer du tournoi de Drummondville il y a quelques semaines, Félix Auger-Aliassime s’attaquera au reste de la saison à compter de lundi, voulant poursuivre son ascension. Un titre majeur? «Peut-être bien!»

Le jeune prodige de L’Ancienne-Lorette s’envole jeudi pour la Guadeloupe, où il fera partie dès lundi du tableau principal d’un Challenger professionnel doté d’une bourse de 100 000 $. À l’exception des épreuves juniors du Grand Chelem et de quelques autres tournois, Auger-Aliassime foulera le terrain chez les pros la majeure partie du temps cette saison.

Pas d’inquiétudes

Auger-Aliassime assure que la blessure qui l’a mis hors de combat à Drummondville – la même qu’en 2015 à ce tournoi – n’est pas sérieuse. La décision de ne pas jouer se voulait avant tout une mesure préventive par les entraîneurs du Centre national de Montréal.

«Malgré tout le travail qu’on fait au gym et en physiothérapie, c’est une blessure qui peut souvent revenir et qu’il faut apprendre à gérer. C’est dommage d’avoir dû abandonner de nouveau à Drummondville parce que j’avais eu de bons moments en qualifications [en 2015], mais c’était la chose à faire pour la suite de l’année», a mentionné le joueur de 15 ans, de passage à Québec mercredi.

Confiance

Avant de se retrouver sur la touche, le Québécois avait profité du Futures de Sherbrooke (25 000 $) pour atteindre le carré d’as d’un tournoi de l’ITF pour la première fois. «Un autre bel accomplissement. Il y avait un bon niveau et j’ai eu de bons matchs. C’est bon pour la confiance et je vais bâtir là-dessus pour la suite de l’année», a assuré le vainqueur en double du volet junior des derniers Internationaux des États-Unis.

Malgré les succès qu’il cumule sur la scène professionnelle, Auger-Aliassime ne veut surtout pas sauter d’étapes. C’est pourquoi une victoire en Grand Chelem chez les juniors est dans sa mire. «Peut-être, tout en continuant de bien performer sur le circuit professionnel. Et peut-être gagner un tournoi Futures 25 000 $», a-t-il pris soin de préciser.

«Il faut être patient, la route est longue. Si je parviens à arriver là [chez les pros] dans quelques années, c’est bien, mais si ça prend dix ans, ça prendra dix ans. Dès que j’ai un objectif clair, mes entraîneurs à Montréal et moi allons tout faire pour l’atteindre. On a une vision à long terme.»

Mesurant maintenant 6 pi 2 po, Auger-Aliassime pointe au 712e rang du classement de l’ATP. Chez les juniors, il arrive au 12e échelon.

 

L’Académie veut former plus de joueurs pour l’élite

 

L’Académie de tennis Hérisset-Bordeleau désire hisser plus de joueurs parmi l’élite et prend les moyens pour y arriver en accueillant dans ses rangs deux nouveaux associés en Yanick Pelletier et Sam Aliassime.

Impliqués depuis plusieurs années dans l’Académie, Pelletier et Aliassime, le père de Félix, voient leur mandat s’élargir par cette association.

«Ils savent ce qu’ils passent, ils ont des idées et voient plus loin. Pour moi, ce sont des jeunes, mais ils ont beaucoup d’expérience aussi. Sam est le gars de terrain alors que Yanick est le planificateur. On avait des idées neuves, mais on avait besoin d’ajouter des plus jeunes», a souligné Jacques Hérisset qui pilote l’institution tennistique avec son ami Jacques Bordeleau depuis 40 ans.

L’Académie veut s’inspirer de ce qu’elle a mis en place à Lac-Beauport où elle gère le site de tennis extérieur pour étendre ses activités à d’autres terrains à ciel ouvert de Québec. «On pense que s’il y a plus de jeunes qui jouent au niveau récréatif, si la base de la pyramide est large, on va peut-être dénicher une perle rare», a expliqué Yanick Pelletier, avouant regarder ce qui se fait à travers le monde.

Réjean Genois, Richard Legendre, Hélène Pelletier et Mélanie Marois, entre autres, ont tous fait leurs armes en passant par l’Académie, a rappelé Hérisset. «Avant, on dominait quand on avait des juniors qui allaient aux championnats provinciaux ou nationaux. Le nom Québec faisait craindre. Il y a eu une petite baisse de ce côté.»

Sharapova

Par ailleurs, Jacques Hérisset a été secoué quand il a appris que Maria Sharapova avait échoué à un test antidopage. La Russe a remporté le Challenge Bell en 2003, tournoi devenu la Coupe Banque Nationale dont Hérisset en a été le directeur jusqu’en 2015.

«Est-ce qu’on a oublié de lui dire dans son entourage ou elle était consciente qu’elle n’avait plus le droit de prendre ce qu’elle prenait à partir du 1er janvier? Je trouve ça dommage [...], mais il faut punir ces gens-là, sans quoi il n’y aura plus de limites.»