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Des taxes impayées pour la secte Lev Tahor

secte Lev Tahor
Photo Isabelle Maher Une des maisons qu’habitaient des membres de la « secte ».

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La Caisse Desjardins et la Ville de Saint-Agathe-des-Monts ont entamé des procédures pour récupérer les maisons abandonnées par des membres de la communauté Lev Tahor qui avait fui le Québec dans la controverse en 2013.

À l’époque, la secte ultra-orthodoxe de quelque 200 membres s’était enfuie en pleine nuit en Ontario, puis au Guatemala, pour échapper à la Direction de la protection de la jeunesse du Québec (DPJ) qui la soupçonnait de maltraiter ses enfants.

Ils avaient laissé derrière eux une quinzaine de maisons. Selon la requête déposée au palais de justice de Saint-Jérôme, des propriétaires de deux maisons n’ont pas payé leurs hypothèques depuis septembre dernier et la Caisse d’économie laurentienne s’adresse maintenant aux tribunaux pour ordonner leur saisie.

Leaders visés

La congrégation Riminov, le nom de l’organisme de bienfaisance de Lev Tahor, ainsi que ses leaders Uriel Yosef Goldman et Mayer Rosner, de même que Michael Yehuda Goldman et Judith Shifra Torgeman sont visés par les procédures.

<b>Uriel Goldman</b><br /><i>Leader de Lev Tahor</i>
Photo Courtoisie
Uriel Goldman
Leader de Lev Tahor

«Depuis deux ans, ils avaient réussi à payer, mais peut-être qu’ils n’avaient plus les liquidités et qu’ils étaient à sec», a affirmé le directeur général de la Caisse, Yves Deslauriers. Si la communauté ne paye pas, la Caisse deviendra propriétaire des maisons.

Taxes municipales non payées

Contactée par Le Journal, la Ville indique de son côté que les propriétaires de quatre maisons n’ont toujours pas payé leur compte de taxes municipales et scolaires. Le maire de Saint-Agathe-des-Monts, Denis Chalifoux, évalue les sommes dues à près de 40 000 $. À défaut de paiement, ces résidences seront mises en vente le 18 mai.

«Au départ, il y avait une douzaine de maisons sur la liste, mais on a depuis reçu des chèques», précise le maire Chalifoux. À sa connaissance, une ou deux maisons ont été vendues depuis 2013 et aucun membre de la secte n’est revenu dans la municipalité récemment.

Certaines maisons étaient déjà délabrées lorsque la communauté a pris la fuite. «C’est sûr que, depuis, ça ne s’est pas amélioré. Disons qu’il manque plus qu’une couche de peinture. Mais au prix qu’elles seront mises en vente, on pense trouver preneur», a ajouté le maire, qui a précisé que le prix des maisons variera entre 6000 $ et 14 000 $.

Si aucune offre n’est faite, la Ville deviendra propriétaire des maisons.