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La lumineuse Mme G.

Anabelle Pelletier-Legros, Mary-Lee Picknell, Marie-Ginette Guay et Israël Gamache.
Photo Hugo B. Lefort, courtoisie Anabelle Pelletier-Legros, Mary-Lee Picknell, Marie-Ginette Guay et Israël Gamache.

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Elle a exploité durant presque 40 ans un établissement de l’avenue Cartier fréquenté par des filles de joie. Elle a ensuite tenu un bar clandestin dans un sous-sol du boulevard René-Lévesque. Pour sa première création, Maxime Beauregard-Martin a décidé de rendre hommage à une femme pas du tout comme les autres.

À l’affiche du 12 au 30 avril à Premier Acte, la pièce Mme G. est inspirée de cette femme qui a égayé, à sa façon, le «nightlife» de la vieille capitale.

Maxime Beauregard-Martin
Photo Hugo B. Lefort, courtoisie
Maxime Beauregard-Martin

«Lorsque je suis arrivé à Québec pour étudier au Conservatoire d’art dramatique, ma coloc m’a parlé de cette dame. J’écrivais pour le magazine Urbania et j’avais envie de faire quelque chose avec cette histoire», a-t-il raconté lors d’un entretien.

Le jeune homme, qui a étudié en journalisme, contacte la tenancière et il se retrouve, par une nuit d’hiver, dans le sous-sol en question.

 « Le théâtre et la vie peuvent parfois ne faire qu’un » – Jean-Claude Brialy

«Elle m’a raconté son histoire et j’étais bouche bée et impressionné d’entendre tout ça. Je ne savais pas, à ce moment-là, que j’écrirais une pièce de théâtre avec ça, mais j’avais en tête l’envie de faire quelque chose de créatif. J’ai finalement décidé de garder cette histoire pour moi», a-t-il dit.

Une rassembleuse

Maxime Beauregard-Martin a voulu, ensuite, rencontrer de nouveau la tenancière, mais cela n’a pas été possible.

«J’ai fait des recherches, rencontré un ancien client de son établissement clandestin et j’ai lu le livre Les chambres sans fenêtres, écrit par une femme qui avait travaillé à La Grande Hermine, afin de trouver les réponses qu’il me manquait», a-t-il mentionné.

L'auteur et comédien Maxime Beauregard-Martin et la metteuse en scène Maryse Lapierre.
Photo Hugo B. Lefort, courtoisie
L'auteur et comédien Maxime Beauregard-Martin et la metteuse en scène Maryse Lapierre.

Mme G. raconte la vie de cette femme, interprétée par Marie-Ginette Guay, à travers les recherches qu’il a effectuées et les deux heures et demie qu’il a passées avec celle qui a aujourd’hui 88 ans.

«Cette dame, qui aimait être entourée et écouter les autres, rassemblait les gens dans un esprit de fête. Elle m’a raconté à quel point elle avait été heureuse et qu’elle avait aimé sa vie et c’est ce que je trouvais touchant dans cette histoire», a-t-il expliqué.

«Il est certain que ça peut paraître un peu glauque et bizarre, comme univers. Et c’est sûr qu’il devait y avoir des zones sombres dans tout ça, mais j’ai décidé de m’attarder à tout ce qui était lumineux. C’est un projet dans lequel, j’ai mis beaucoup d’amour et j’ai envie que ça plaise», a précisé l’auteur, ajoutant qu’il avait pris certaines libertés et romancé certains faits.

Mme G. est présentée du 12 au 30 avril à Premier Acte.