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Après Jean Leloup... Katy Perry et Christina Aguilera

The Creators Party Presented By Spotify, Cicada, Los Angeles - Arrivals
AFP

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On apprenait hier dans Le Devoir que Jean Leloup avec ses 540 000 écoutes sur Spotify avait reçu un beau chèque d’environ 30 dollars...

Presque un-demi million et tu reçois... 30 «piasses».

On comprend pourquoi maintenant les vedettes musicales américaines lèvent le «flag» pour recevoir ce qui leur est dû.

 

Une centaine d’artisans de la musique incluant 57 artistes dont Christina Aguilera, Bon Jovi et Katy Perry ont signés une lettre directement adressée au U.S. Copyright Office (le bureau des droits d’auteurs) afin de faire changer les lois en matière de droit numérique.

Il faut comprendre que la loi américaine à ce sujet date de 1998! C’est l’époque où Bill Clinton faisait la connaissance de Monica Lewinski et c’est aussi l’époque où on payait encore 18 dollars pour un album au Music World ou qu’on attendait durant 32 heures la fin du téléchargement de la nouvelle «toune» de Our Lady Peace sur Limewire. Ca fait donc un méchant bail !

Quand on sait que les ventes d’albums ne sont plus, et ce depuis longtemps, la source de revenus d’un artiste et que la vente de 17 millions de vinyles  aux USA en 2015 a rapporté plus aux artistes que les milliards de téléchargements numériques de cette même année, on a une meilleure idée pourquoi il est extrêmement difficile de passer du statut de «gratteux de guitare» comme le disait si bien notre bien-aimée Matricule 728 à un statut d’artiste qui peut vivre de son art.

Pour la première fois en 15 ans, le «streaming» est devenu la source de «cash» la plus importante pour l’industrie musicale avec 34,3 % de tous les revenus de l’industrie et bien que les artistes gagnent des prix pour leurs vidéoclips, leurs meilleurs morceaux, remplissent des stades... il reste que ça ne paie pas le loyer, mais vraiment pas.

Les artistes ne sont pas tous des Beyonce, Rihanna, U2 ou Justin Bieber. Pensons-y la prochaine fois que l’on a envie d’ouvrir notre Google Play ou notre Spotify.

 

 

Source :

Mashable 

Le Devoir