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Gare aux équipes éliminées!

Emerson Etem et ses coéquipiers des Canucks ont surpris les Ducks en les battant 3 à 2 à Anaheim, ­vendredi.
Photo USA Today Emerson Etem et ses coéquipiers des Canucks ont surpris les Ducks en les battant 3 à 2 à Anaheim, ­vendredi.

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Il y a des résultats qui étonnent. Des équipes déjà éliminées jouent les trouble-fête.

Des formations qui pensent déjà en fonction de la prochaine saison se dressent sur le parcours de certaines équipes à la recherche d’une qualification aux ­séries éliminatoires.

Que se passe-t-il?

Prenons l’exemple des Canucks de ­Vancouver, qui ont battu cette semaine les Ducks d’Anaheim. Avec une victoire, ceux-ci auraient coiffé les Kings de Los Angeles au premier rang de la division Pacifique.

Prenons aussi l’exemple du Canadien, qui, malgré les blessures et une saison déce­vante, se présent à Tampa, dispute un match sans bavure avec seulement cinq défenseurs, se dresse comme un mur devant une formation qui avait une chance de s’emparer du premier rang de la ­division Atlantique.

On se gratte la tête et on cherche des ­explications.

Il y a la parité. Éliminées ou pas, il y a si peu d’écart entre les équipes de tête et les formations qui sont toujours dans la lutte ou celles qui rateront les séries par deux ou trois victoires.

Méfiance

Dans le passé, comme entraîneur, je craignais toujours ces matchs contre une équipe n’ayant plus rien à perdre, une équipe n’ayant plus aucune pression. Les joueurs sont plus détendus, bref, ils ­peuvent vous surprendre avec un jeu métho­dique, avec aussi une détermination qu’on n’avait pas prévue.

Bah! Ils sont éliminés, ils vont lever le pied, se dit-on trop souvent.

Et que se passe-t-il? L’équipe qui a des objectifs précis lève elle aussi un peu le pied, croyant que la victoire s’inscrira avec un effort mitigé.

Il y a un autre élément qui meuble mes interrogations. L’avantage de la patinoire pendant les séries éliminatoires revêt-il autant d’importance qu’on veut bien le laisser croire?

Regardez le classement des équipes et attardez-vous à la colonne des résultats à l’étranger. Vous verrez que plusieurs formations ont des fiches supérieures à ,500. Par conséquent, on ne craint pas d’amorcer une série sur la patinoire de l’adversaire. Parfois, si on arrache un gain lors des deux premières rencontres, on fait basculer la série de son côté.

Lourde perte

Jeudi à Tampa, le Canadien a été un ­rival coriace pour le Lightning. L’équipe de la Floride s’est fait prendre avec un jeu plutôt inégal. Mais n’enlevons rien au Canadien, il a offert une solide performance et a compliqué l’exécution des joueurs du Lightning, semant la confusion dans la défense de l’équipe qui se ressentira assurément de la perte d’Anton ­Stralman.

Ces équipes déjà éliminées sont parfois les plus dangereuses. Parfois, votre préparation n’est pas au point et, aussi, il ne faut pas ignorer que ces formations rateront les séries en raison de certains événements et qu’elles possèdent toujours des ressources importantes.

Il s’agit de la dernière semaine du calendrier régulier, d’autres surprises seront enregistrées et on se prépare à des séries éliminatoires qui susciteront beaucoup d’intérêt malgré l’absence des équipes ­canadiennes.

Matchs cruciaux

À surveiller, entre autres, les Flyers, qui ont deux rendez-vous contre les Penguins. À surveiller le match entre les Islanders et les Flyers, le 10 avril, qui pourrait avoir des conséquences sur le classement final et sur le sort des Flyers.

Il y a également deux matchs déterminants entre les Flyers et les Red Wings, et entre les Bruins et les Red Wings.

Bref, on ne pouvait que souhaiter une telle fin de saison. Je sais que, pour les partisans du Canadien, c’est la déception. On aurait tant souhaité être du rendez-vous du printemps, d’autant plus que les attentes étaient très élevées avant la perte de Carey Price.

Mais il faut l’oublier, on n’a pas le choix, et espérer que tous les éléments seront en place en septembre prochain.

 

Le poids des bris d’égalité

De plus en plus, avec la parité, la période de prolongation et les tirs de barrage exercent un impact majeur sur la course pour accéder aux séries éliminatoires.

La formule du trois contre trois a été un succès sur toute la ligne. Je pense que vous avez apprécié cette formule qui a donné des résultats convaincants.

Les directeurs généraux s’en réjouissent parce qu’ils ne sont pas des grands fans des tirs de barrage.

Une période de ­prolongation à trois contre trois fournit du jeu enlevant, les joueurs s’amusent, ils ont un plaisir fou à transporter la rondelle, à faire des passes, surtout quand il y a autant d’espace sur la surface de jeu.

Letang s’impose

  • Kristopher Letang vient d’inscrire son nom sur la liste des joueurs à prendre en considération pour le trophée ­Norris, attribué au meilleur défenseur de la Ligue.

Aux dernières nouvelles, on accordait le premier rang à Drew Doughty, des Kings de Los Angeles, mais les récentes performances de Letang ne sont pas sans retenir l’attention de ceux qui participeront au ­scrutin.

  • Les Blackhawks souhaitent le retour prochain de Corey Crawford afin qu’il puisse participer à un ou deux matchs avant le début des séries ­éliminatoires.

On parle souvent de la parité et, plus que jamais, les gardiens décident du ­classement final.