/news/currentevents
Navigation

Le leader d’une association québécoise de musulmans menacé d’une «balle entre les deux yeux»

Le leader d’un groupe musulman inquiet pour sa sécurité

Haroun Bouazzi
Photo Courtoisie Haroun Bouazzi

Coup d'oeil sur cet article

Menacé de recevoir une «balle entre les deux yeux», le porte-parole d’une association québécoise de musulmans a porté plainte à la police de Montréal et affirme craindre pour sa sécurité.

«Une balle entre les deux yeux mon criss de porc, va faire ta morale dans tes pays sous dévellopé rempli d’ignorant comme toi...». «Le fouet jusqu’a ce que mort s en suivre pour rout les adepte du coran (sic)».

Coprésident de l'Association des musulmans et des Arabes pour la laïcité au Québec (AMAL), Haroun Bouazzi, a «l’habitude» de recevoir des écrits haineux sur la page Facebook de son organisation. Mais ces deux messages, reçus le 22 mars au lendemain des attentats survenus à Bruxelles, lui ont fait particulièrement «peur».

Haroun Bouazzi
Capture d'écran

 

Haroun Bouazzi
Capture d'écran

C’est pourquoi ce dernier a porté plainte à la police pour menaces de mort lundi dernier. Il affirme depuis craindre pour sa sécurité.

«Terroriste»

«À mon avis, ce n’est qu’une question de temps avant que quelqu’un qui dénonce l’islamophobie, comme moi, se fasse battre. C’est inquiétant», a affirmé M. Bouazzi au Journal.

«Terroriste», «pédophile», «enculeur de chèvres», M. Bouazzi soutient recevoir souvent des menaces et des insultes, tant sur la page Facebook de l’AMAL que sur son téléphone cellulaire personnel. Ces attaques, dit-il, sont plus nombreuses lorsqu’un attentat terroriste survient.

Selon lui, les personnes qui dénoncent l’islamophobie sont particulièrement ciblées et «intimidées au Québec» et il appelle la population au «calme­­».

Appui de la ministre

À la suite de la publication d’un article sur le site du Journal hier, M. Bouazzi affirme avoir reçu des centaines de messages d’appui et un appel de la ministre de l’Immigration Kathleen Weil. «Dénonçons haut et fort ces propos et gestes haineux!», a aussi écrit la ministre sur Twitter.

Les plaintes déposées à la police étant de nature confidentielle, le Service de police de la Ville de Montréal a refusé de commenter le dossier.