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Steve Penney: La promesse de Perron

Élevé au statut de héros à Montréal en raison de ses étincelantes performances lors des séries éliminatoires en 1984, le gardien Steve Penney a dû céder toute la place à Patrick Roy deux printemps plus tard.

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La saison 1985-86 a été frustrante sur le plan personnel, a commenté Penney. Je me suis tout d’abord blessé à l’aine lors du camp d’entraînement. Puis, je me suis déchiré un ligament à un genou lors d’un match disputé à Saint-Louis le 22 mars», a-t-il rappelé.

«La veille, Jean Perron m’avait annoncé que j’allais être son gardien partant pour les séries. Le destin n’a pas joué en ma faveur. Perron s’est donc tourné vers Patrick (Roy) et on connaît la suite...», a ajouté celui qui a demandé à Serge Savard de l’échanger au cours de l’été de 1986.

Il s’est donc retrouvé avec les Jets de Winnipeg, où il n’a pas réussi à s’imposer.

Un manque de communication

Penney ne cache pas qu’il ne s’entendait pas bien avec Perron, qui lui a imposé un ménage à trois en compagnie de Roy et de Doug Soetaert, ce qui ne faisait pas son bonheur.

«Il y avait un manque de communication entre nous, a-t-il confié. Je ne savais jamais à quoi m’attendre avec Jean. Ça ne marchait pas. Ce sont des choses qui arrivent. J’ai tourné la page il y a longtemps de cela.»

On lui a volé sa bague!

N’ayant pris part qu’à 18 rencontres au cours de la saison (fiche de 6-8-2) et aucune durant les séries, Penney n’a pu graver son nom sur la coupe.

Il a cependant reçu la bague commémorant la conquête de la coupe, mais comble de malheur, on lui a subtilisé ce précieux souvenir il y a quelques années alors qu’il prenait part à une école de hockey dans la région de Gatineau.

«Même si je n’ai pas participé aux séries en 1986, j’éprouvais le sentiment d’avoir fait ma part dans les succès du Canadien en ayant aidé l’équipe à sortir d’une période difficile au cours des années précédentes, a précisé Penney. Les gars étaient bien corrects avec moi.»


  • Steve Penney travaille depuis 25 ans pour une firme de montures de lunettes, Cerem Optique. Il vit à Saint-Féréol des Neiges, près du mont Sainte-Anne.