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Les pipelines toujours admissibles à l'aide du Fonds vert

Transporter le pétrole par train serait beaucoup plus polluant, c'est pourquoi un projet similaire serait admissible à recevoir une aide financière provenant du Fonds vert, a signifié la sous-ministre.
Photo Reuters Transporter le pétrole par train serait beaucoup plus polluant, c'est pourquoi un projet similaire serait admissible à recevoir une aide financière provenant du Fonds vert, a signifié la sous-ministre.

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La pétrolière Énergie Valero serait toujours admissible à recevoir de l'argent du Fonds vert pour construire un pipeline, a révélé jeudi la sous-ministre des Transports Dominique Savoie.

Le Journal révélait en février que Valero avait obtenu une subvention de 6 millions $ provenant du Fonds vert, en 2011, pour construire un oléoduc entre Montréal et Lévis. Le Fonds vert sert à financer la lutte aux changements climatiques.

«Nous avons fait appel à un certificateur indépendant qui a évalué les émissions de gaz à effet de serre (GES) que le projet permettrait d'éviter. Nous l'avons subventionné en fonction de ce critère», a plaidé Mme Savoie à la question du député caquiste Mathieu Lemay.

La discussion avait lieu en commission parlementaire où comparaissaient les hauts fonctionnaires des ministères de l'Environnement et des Transports pour répondre aux questions des députés au sujet de la gestion du Fonds vert.

La construction de l'oléoduc entre Lévis et Montréal permet d'éviter 37 000 tonnes de GES par année. Transporter le pétrole par train serait beaucoup plus polluant, c'est pourquoi un projet similaire serait admissible à recevoir une aide financière provenant du Fonds vert, a signifié la sous-ministre.

Le Fonds vert aura amassé plus de 4 milliards $ d'ici 2020. Cet argent provient de la vente de crédits carbone reliée au système de plafonnement des émissions de GES. Les automobilistes en paient une bonne partie chaque fois qu'ils font le plein de carburant.

Le secteur des transports recueillera les deux tiers du Fonds vert d'ici 2020, a fait savoir la sous-ministre de l'Environnement, Christyne Tremblay. «C'est 1,9 milliard $, ça va être affecté principalement dans le transport collectif et les programmes pour aider le camionnage à se convertir vers des réductions de GES,», a précisé Dominique Savoie.

Le secteur des transports génère 44,7% des GES au Québec comparativement à 31,6% pour l'industrie.

L'Afrique

La sous-ministre de l'Environnement a eu fort à faire pour répondre aux questions de la députée péquiste Carole Poirier au sujet des 25 millions provenant du Fonds vert qui seront versés à l'Afrique pour y supporter la lutte aux changements climatiques. «La cadre des gestion du Fonds vert stipule que l'argent doit être dépensé au Québec, comment peut-on dépenser de l'argent en Afrique?», a demandé Mme Poirier.

«On a eu un décret, on fait référence au gouvernement qui veut faire rayonner le Québec en aidant d'autres pays», a répondu Mme Tremblay.