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Qui sont les casseurs de Montréal-Nord?

La police a bon espoir que les multiples vidéos permettront leur identification

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Photo Agence QMI, Toma Iczkovits Pendant le grabuge de mercredi soir, un casseur encagoulé a lancé un engin fumigène.

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Frédérique Giguère et Dominique Scali

Si l’on ne sait pas qui sont les casseurs responsables du grabuge dans Montréal-Nord, les policiers comptent sur les nombreuses images captées mercredi soir pour retrouver les vandales.

Quelques heures après les événements, les autorités ont dit avoir bon espoir de procéder à des arrestations rapidement.

«Avec tout le visuel qu’on a, on a de bons suspects dans notre mire», a assuré Ian Lafrenière, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Les agents s’affairaient d’ailleurs à examiner les images jeudi. Or, le port du masque par de nombreux casseurs pourrait leur compliquer la tâche.

En effet, «si les gens sont masqués [sur les images], il n’y a rien à faire avec ça» de façon générale, a commenté la criminologue Maria Mourani.

«Par contre, les policiers peuvent les avoir par association», précise Mme Mourani. Par exemple, si un suspect non masqué raconte qu’il était accompagné de son ami qui, lui, était masqué, explique-t-elle.

Utiliser les images de surveillance, «c’est réaliste [comme tactique]», soutient l’ex-policier François Doré.

«Il y a des gens qui connaissent ces casseurs-là. [...] Les policiers peuvent recouper plusieurs informations, comme les véhicules empruntés ou les véhicules conduits», dit-il.

Pas du quartier

Chose certaine, les vandales n’étaient pas du quartier.

«Des casseurs qui ne venaient pas de Montréal-Nord, selon les informations policières que nous avons, se sont invités pour se faire une fête dans le quartier sur le dos des Nord-Montréalais», a déploré Anie Samson, responsable de la sécurité publique au comité exécutif de la Ville de Montréal.

Anie Samson, Responsable Sécurité publique à la Ville
Photo 24 Heures, Simon Dessureault
Anie Samson, Responsable Sécurité publique à la Ville

Certains de ces individus pourraient avoir des liens avec le Collectif opposé à la brutalité policière (COBP), a ajouté l’élue. Les membres de ce groupe n’ont pas répondu aux demandes d’entrevue du 24 Heures.

Gang de rue ?

Selon nos informations, une autre hypothèse envisagée par les policiers serait que le grabuge ait été orchestré par un membre de gang de rue d’allégeance rouge.

L’individu, vêtu de rouge lors du saccage, serait un ami de Jean-Pierre Bony, gravement blessé lors d’une opération policière le 31 mars dans Montréal-Nord.

Cette personne aurait possiblement voulu venger son copain. Selon nos sources, lors du saccage au poste de quartier, il semblait être «le chef» et dirigeait les autres.

– Avec Camille Gaïor, Agence QMI