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«C’était fou, ce défilé» -Guy Carbonneau

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On peut apercevoir, dans un couloir près du salon des anciens au Centre Bell, une grande photo montrant la foule immense ayant assisté au défilé de la coupe Stanley en 1986.

Guy Carbonneau sourit chaque fois qu’il la voit.

«Je n’oublierai jamais ce défilé, a-t-il raconté. Je crois que la parade sur la rue Sainte-Catherine avait duré sept heures.

«Il faisait une chaleur torride, a rappelé Carbo. On prenait place dans des voitures décapotables, des Ford Mustang. Le concessionnaire qui avait prêté ces voitures sport au Canadien devait être découragé car elles étaient dans un piteux état à la fin de la journée.

«Je me souviens notamment d’un jeune qui s’était littéralement lancé sur le capot et qui s’était infligé une profonde coupure au bras en brisant le pare-brise», a-t-il précisé.

«Il tenait à me serrer la main malgré tout et le sang coulait abondamment sur le jeune conducteur du véhicule. C’était complètement fou. À la fin du défilé, on avait les bras et les mains égratignés et tout rougis.»

56 points au sein d’un trio défensif

Carbonneau est l’un des deux seuls joueurs du Canadien à avoir pris part aux conquêtes de la coupe Stanley en 1986 et en 1993, l’autre étant Patrick Roy.

Il en a ajouté une troisième en 1999 alors qu’il portait les couleurs des Stars de Dallas.

Carbo avait connu une excellente saison en 1985-86, récoltant 56 points, dont 20 buts. Il avait ajouté sept buts et cinq passes durant les séries, même s’il jouait au sein d’un trio à caractère défensif avec Bob Gainey et Chris Nilan.

«On se complétait très bien, a-t-il souligné. On mettait beaucoup de pression sur nos adversaires afin de créer des revirements et ça nous permettait de marquer des buts régulièrement.»

Un guerrier de 165 livres

Carbonneau n’avait que 25 ans en 1986.

«Une première conquête de la coupe Stanley, c’est aussi spécial que de participer à son premier match dans la LNH, a raconté l’analyste à RDS. Je n’oublierai jamais ce que j’ai ressenti au moment où la sirène a annoncé la fin du cinquième match de la finale à Calgary.

«J’ai alors pensé aux sacrifices que mes parents avaient faits pour moi, lorsqu’ils venaient me reconduire à l’aréna. J’ai pensé à toutes les blessures que j’ai subies, aux coups que j’ai encaissés, aux obstacles que j’ai dû surmonter pour faire ma place dans la LNH.

«Vous savez, je n’étais pas bien gros physiquement. Je pesais à peine 165 livres, a précisé Carbonneau. J’étais pas mal magané à la fin des séries.

«N’oubliez pas qu’à cette époque, il y avait des séquences de quatre matchs en cinq soirs. C’était fort exigeant physiquement.»

Carbonneau était un vrai guerrier, toujours prêt à se sacrifier pour la cause de l’équipe.