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Deblois n’a pas oublié Alcatraz...

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Lorsqu’on lui demande de partager ses souvenirs de la conquête de la coupe Stanley en 1986, le premier mot qui vient à l’esprit de Lucien Deblois est...Alcatraz!

«C’est le surnom que les joueurs avaient donné à l’hôtel situé sur l’Île Charron, où la direction de l’équipe nous avait cloîtré durant toute la durée des séries!», a-t-il rappelé en riant.

«Les gars trouvaient qu’on passait trop de temps à cet endroit. On y retournait après chaque série et on sortait de «prison» de temps à autre pour aller jouer des matchs, participer à des entraînements ou pour aller manger au restaurant Chez Claude St-Jean,» a raconté Deblois.

«Sérieusement, tout ce temps passé ensemble avait eu pour effet de tisser des liens serrés entre les joueurs et cela a débouché vers une conquête de la coupe Stanley, ma seule en carrière.»

Des différends

Deblois ne cache pas avoir eu des différends avec le personnel d’entraîneurs.

«J’aurais aimé être employé plus souvent au cours des séries», a avoué celui qui a été blanchi de la feuille de pointage en 11 rencontres éliminatoires.

«Ce n’était pas facile de laisser la place à des recrues. Il faut dire que certains jeunes s’étaient illustrés. Je pense à Claude Lemieux, qui a eu tout un impact avec ses buts victorieux, notamment celui réussi lors du septième match contre Hartford.»

Deblois était un vétéran de sept saisons dans la LNH lorsque le Canadien avait fait son acquisition le 13 juin 1984 en échange de Perry Turnbull.

Il avait eu la chance de participer à la finale pour la coupe en 1979, avec les Rangers de New York.

L’après-Lemaire

Il acceptait mal d’être laissé de côté, même s’il reconnaît que des blessures à un genou et au dos l’ont ralenti en 1986.

«Ce ne fut pas facile pour le Canadien à la suite du départ de Jacques Lemaire, a reconnu Deblois. Jean Perron manquait d’expérience et ç’avait brassé durant la saison. Les vétérans avaient heureusement remis l’équipe sur les rails.»


  • Lucien Deblois, qui a récolté 525 points en 993 matchs dans la LNH, travaille comme recruteur d’une équipe de la LNH depuis plus de 20 ans, dont les 14 dernières pour les Canucks de Vancouver. Il s’estime chanceux de n’avoir jamais manqué de boulot.