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Kjell Dahlin regrette d’avoir quitté le Canadien

Le Suédois détient toujours le record d’équipe pour une recrue du Tricolore avec 32 buts

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Si Patrick Roy et Claude Lemieux ont été les recrues par excellence durant les séries de 1986, c’est Kjell Dahlin qui s’est le plus distingué en saison régulière parmi le groupe de nouveaux venus.

Personne ne s’attendait à voir le rapide ailier droit suédois amorcer sa carrière dans la LNH avec autant d’éclat, soit en inscrivant 32 buts et 39 passes pour un total de 71 points en 77 matchs.

Dahlin égalait ainsi la marque d’équipe de 71 points pour une recrue établie trois ans plus tôt par son compatriote Mats Naslund. Le record de 32 buts appartient toujours à Dahlin, doit-on souligner.

«Je garde de merveilleux souvenirs de mes trois saisons passées avec le Canadien», a raconté Dahlin, joint au téléphone en Suède, où il vit et travaille comme dépisteur pour les Jets de Winnipeg.

«J’étais d’un tempérament timide, mais heureusement, mon épouse parlait un peu le français et je pouvais compter sur la famille de Mats pour m’aider à m’acclimater à la vie nord-américaine. On se connaissait bien puisque j’ai grandi dans le même quartier que lui à Timrä.»

Départ en trombe

Dahlin, un choix de quatrième ronde au repêchage de 1981 et le deuxième joueur européen à avoir porté les couleurs du Canadien, avait commencé la saison en lion à l’automne 1985.

«J’avais marqué un but dès le match inaugural de la saison à Pittsburgh. Je formais un trio en compagnie de Bobby Smith et de Ryan Walter, avant de me retrouver avec Naslund. C’est peut-être bizarre à dire mais je ne ressentais pas vraiment de pression. Je devais être trop jeune!»

Dahlin avait toutefois connu une baisse de régime lors des mois de mars, avril et mai. En finale contre Calgary, Jean Perron avait même préféré employer des joueurs plus robustes à sa place.

De 36 à 100 matchs!

«J’avais l’habitude de disputer 36 matchs par année dans la Ligue élite de la Suède à Karlstad et soudainement, je devais composer avec un calendrier de 100 rencontres», a-t-il expliqué.

«Je me sentais fatigué dans les séries. Je n’avais plus le même niveau d’énergie», a ajouté celui qui avait tout de même pris part à 16 rencontres éliminatoires, récoltant deux buts et trois passes.

Dahlin n’en croyait pas ses yeux de se retrouver avec une bague de la coupe Stanley dès sa première année avec le Canadien.

Une décision qu’il regrette

Étant plutôt frêle malgré ses six pieds, des blessures à un genou et au dos ont forcé Dahlin à rater la moitié des rencontres lors des deux saisons suivantes. À l’été 1988, il prenait la décision de retourner jouer à Karlstad.

«Mon contrat avec le Canadien était encore valide pour un an lorsque j’ai pris cette décision et je l’ai regrettée par la suite, a confessé Dahlin. Ce fut stupide de ma part de tourner le dos à la LNH.

«J’étais parmi les finalistes au scrutin pour le trophée Calder en 1985-86. Si j’avais pu remporter cet honneur, je crois que ma carrière dans la LNH aurait été plus longue, car j’aurais acquis une plus grande notoriété à travers le circuit.

«Les Canucks m’avaient offert un contrat quelques années plus tard et j’avais commis une fois de plus l’erreur de le refuser. Mais bon, j’ai eu le privilège de remporter la coupe Stanley à Montréal. Personne ne peut m’enlever ça», a-t-il conclu.


  • Kjell Dahlin a vu sa production chuter à 20 et à 25 points au cours de ses deuxième et troisième saisons passées avec le Canadien, alors qu’il était souvent ennuyé par des blessures.