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Mario Tremblay et ses deux chèques de paie...

Blessé à une épaule, le robuste ailier est devenu commentateur à la Soirée du hockey en 1986

Face-À-Face des célébrités Ford.
Photo d'archives Embauché par Radio-Canada à titre de commentateur alors qu'il était blessé, Mario Tremblay avait beaucoup de difficulté à cacher sa partisanerie en onde lorsqu'un coéquipier marquait un but.

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Blessé à une épaule lorsque mis en échec par Robert Picard, des Nordiques, lors d’un match disputé le 17 mars au Forum, c’est dans un rôle de commentateur et d’analyste sur les ondes de Radio-Canada que Mario Tremblay a vécu cette conquête de la coupe Stanley en 1986.

On se souvient des cris tonitruants qu’il poussait en voyant un Claude Lemieux ou un Brian Skrudland marquer un but en prolongation.

Mario était exubérant, c’est le moins qu’on puisse dire. Il lui était impossible de cacher sa joie et sa partisanerie sur les ondes.

«Ma carrière a pris tout un virage ce printemps-là alors que je suis passé de la glace au micro, a raconté celui qu’on surnommait «Le bleuet bionique». Qui aurait pu penser que 30 ans plus tard, je serais toujours impliqué dans le monde des médias, soit au sein du personnel de RDS?»

Après avoir subi une opération à une épaule à la fin du camp d’entraînement en septembre 1985, Tremblay était revenu en force.

Jouant aux côtés de Mats Naslund et de Bobby Smith, il avait récolté 19 buts et 20 mentions d’aide en 56 matchs avant de se blesser de nouveau lors de ce match contre les Nordiques.

La porte s’ouvre pour Lemieux

«La mise en échec de Picard était légale, a reconnu Mario. Mon épaule était tout simplement usée par le poids des années. Le Canadien avait alors rappelé Claude Lemieux du club-école de Sherbrooke et il a joué les héros dans les séries en inscrivant 10 buts.»

Tremblay ne cache pas qu’il était fort difficile pour lui d’être tenu à l’écart du jeu pendant toute la durée des séries.

«Heureusement, Claude Brière, producteur de la Soirée du hockey, m’avait demandé de jouer le rôle de troisième homme lors de la diffusion des matchs éliminatoires.

«Richard Garneau et Gilles Tremblay avaient été d’une grande gentillesse à mon endroit, faisant tout en leur possible pour m’aider», a-t-il souligné.

« On m’avait simplement suggéré d’être moi-même et de parler franchement. Ce fut toute une expérience de décrire ces victoires du Canadien en route vers la coupe Stanley.»

Étant donné qu’il avait participé à 56 matchs durant la saison, le nom de Mario Tremblay a été gravé sur le gros trophée pour la cinquième fois de sa carrière.

Il se faisait taquiner

À titre d’anecdote, il se souvient que ses coéquipiers le taquinaient parce qu’il travaillait à la télévision.

«Ils aimaient bien dire que j’étais chanceux parce que je touchais deux chèques de paie en même temps!» a raconté Tremblay en riant de bon coeur.

«Et j’avais un avantage sur les autres commentateurs puisque j’avais encore accès au vestiaire. J’avais donc des informations privilégiées!»

Tremblay a annoncé sa retraite comme joueur quatre mois plus tard.