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Mike McPhee: Du hockey à la finance

Mike McPhee met en pratique à la Banque Nationale ce qu’il a appris avec le Canadien

Coupe Stanley 1986
Photo d'archives

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Mike McPhee a su exceller sous la pression durant les séries éliminatoires de 1986, récoltant trois buts et quatre passes, dont des aides sur trois buts réussis en prolongation en compagnie de Claude Lemieux et de Brian Skrudland.

Trente ans plus tard, McPhee compose avec un tout autre genre de pression, lui qui doit bien guider ses clients dans son rôle de conseiller en gestion de patrimoine pour la Financière Banque Nationale.

«Ça fait maintenant 17 ans que je fais ce boulot et j’adore cela, a raconté le diplômé en génie civil à l’Institut polytechnique Rensseleaer, qui a obtenu sa maîtrise en administration des affaires en 1996 à l’Université de Dallas.

«C’est un défi à tous les jours et j’essaie d’être aussi constant que lors de mes 10 saisons passées dans la LNH. J’aime travailler avec des clients.

«J’en apprends tous les jours et je vis bien avec les soubresauts de la Bourse, car j’utilise le bon sens et une bonne discipline. Ma philosophie est la même que du temps que je jouais dans la LNH.»

Des similitudes

Green travaille fort pour faire fructifier les placements de ses clients.

«Je garde une approche défensive et prudente, a-t-il expliqué. Il y a un bon nombre de similitudes entre le monde de la finance et celui du hockey. Ça prend de bonnes bases si on veut avoir du succès.»

McPhee est d’avis que ses années passées avec le Canadien lui servent bien aujourd’hui dans son travail.

«Lorsqu’on joue à Montréal, on est comme enfermé dans un bocal à poisson, a-t-il dit. Tout le monde nous surveille. Les médias sont omniprésents et les joueurs doivent être à la hauteur des attentes.

«J’ai appris à surmonter l’adversité durant mon séjour à Montréal et ça m’aide dans mon rôle de conseiller financier. Car, comme vous savez, les marchés boursiers connaissent maintes fluctuations.»

Un trio vraiment efficace

Le trio McPhee-Skrudland-Lemieux était vraiment efficace. Lemieux n’avait pas son pareil pour déranger l’adversaire tandis que McPhee et Skrudland étaient reconnus pour travailler sans relâche.

«Claude était le seul marqueur au sein du trio. Il me demandait toujours de lui refiler la rondelle...avec raison!» a lancé McPhee en riant.

Il a inscrit 28 buts en 134 matchs éliminatoires.

«Je n’étais pas l’attaquant le plus talentueux, a avoué McPhee. Je n’excellais dans aucune facette du jeu, mais je faisais un tas de bonnes choses pour aider l’équipe. Ma marque de commerce était mon éthique de travail. C’est ce dont je suis le plus fier. J’étais tenace.»


  • McPhee vit et travaille à Halifax, où les partisans du Canadien sont nombreux. «D’avoir aidé le Canadien à remporter la coupe en 1986 a marqué ma vie. Les gens associent mon nom à ces moments de gloire du Tricolore.»