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Quand Green a vu la lumière rouge...

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Le défenseur a compté son unique but des séries lors du dernier match.

Rick Green était un pilier à la défense pour le Canadien lors des séries en 1986. Il bloquait des tirs, il dégageait le devant du filet pour aider la tâche de Patrick Roy et il a aussi marqué un but. Un seul. Mais disons que le moment était plutôt bien choisi.

«J’ai enregistré mon unique but des séries en troisième période du match au cours duquel on a remporté la coupe à Calgary, a rappelé Green. On menait 2 à 1 lorsque j’ai reçu une passe de David Maley à la ligne bleue adverse.

«À la surprise générale, j’ai feint un tir et cela m’a permis de déjouer Joe Mullen, qui s’était placé afin de bloquer la rondelle. Si j’avais perdu le disque et qu’il s’était échappé en zone adverse, j’aurais pu regretter ma décision pour le reste de ma vie.»

Green a plutôt conservé la rondelle et il a battu le gardien Mike Vernon à l’aide d’un bon tir des poignets.

«Ce but a aidé le CH à gagner la coupe et j’ai alors réalisé le rêve de tout joueur de hockey, soit de marquer un but lors du match décisif de la finale pour la coupe Stanley. C’est un grand moment de fierté pour moi.»

Un as en infériorité numérique

Green a vu beaucoup d’action lors de ce dernier match à Calgary.

«Je me souviens que les Flames mettaient énormément de pression avec leurs attaquants qui étaient imposants physiquement. On avait dû se défendre à 5 contre 3 en troisième période. J’avais été forcé de bloquer plusieurs rondelles. J’étais crevé lorsque la rencontre a pris fin.»

Trente plus tard, Green parle avec ferveur de cette équipe. Il était un as pour écouler le temps en infériorité numérique, formant souvent une paire avec Craig Ludwig.

Robinson: la crème de la crème

«Ce fut un grand honneur pour moi de jouer en compagnie d’un défenseur étoile comme Larry Robinson, qui était aussi mon compagnon de chambre», a-t-il dit.

«Il représentait la crème de la crème à mes yeux. J’ai bien aimé aussi former un duo avec Mike Lalor, un gars qui travaillait toujours très fort.»

Green savait comment se comporter devant la recrue Patrick Roy.

«On avait confiance en lui. On se disait qu’il allait arrêter les rondelles s’il les voyait venir vers lui. On se concentrait donc à nous emparer des retours et à ne pas laisser de joueurs sans surveillance dans l’enclave.

«On formait une équipe du tonnerre. Même lorsqu’on tirait de l’arrière par un but ou deux, on était confiant de pouvoir remonter la pente et de gagner.»

Il aimerait bien retrouver un boulot d’entraîneur

Rick Green, qui a agi comme entraîneur adjoint du CH durant six saisons, apprécie bien la vie de retraité à Montréal, lui qui dispute une vingtaine de matchs par année avec les Anciens Camadiens et qui s’occupe de ses deux enfants qui vivent toujours à la maison. Il ne cache toutefois pas qu’il serait intéressé à travailler de nouveau comme entraîneur si l’occasion lui était offerte.

«Il me semble que je pourrais apporter quelque chose au Canadien», a-t-il mentionné au cours de l’entrevue.

Pour souligner son 60e anniversaire de naissance, son épouse lui a offert un bel encadrement dans lequel se trouvent le chandail du Canadien qu’il portait lors de la conquête de la coupe en 1986 ainsi que celui qu’il a eu l’honneur d’enfiler durant Rendez-Vous 1987.

«Je serai toujours reconnaissant à l’endroit de Serge Savard qui a parlé en ma faveur afin que je sois sélectionné pour participer à Rendez-Vous 1987. Ce fut une très belle expérience de jouer aux côtés de ces grandes vedettes.»

Green appréciait Jean Perron. «J’étais proche de lui. J’étais dans son camp, a-t-il souligné. Ce n’était pas une situation facile pour Jean de mener cette équipe vers la conquête de la coupe dès sa première année dans la LNH.

«Il a dû traverser des tempêtes mais personne ne peut lui enlever le fait qu’il ait gagné la coupe Stanley. C’est tout ce qui importe.»