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Robinson comprend mieux la façon d’agir de Perron

Coupe Stanley 1986
Photo d'archives Le grand Larry Robinson (#19) tente de déjouer le défenseur Kjell Samuelsson (#8)

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Larry Robinson a joué un rôle fort important dans la conquête de la coupe Stanley de 1986, la sixième de sa glorieuse carrière.

Non seulement a-t-il pris sous son aile quelques jeunes défenseurs de l’équipe, mais il savait aussi comment détendre l’atmosphère dans le vestiaire lorsqu’il y avait de la grogne.

Ce fut le cas au mois de mars, au moment où le Canadien a traversé une période creuse.

«Il y avait un groupe de joueurs qui n’étaient pas heureux de la manière que Jean Perron dirigeait l’équipe, moi le premier», a reconnu Robinson.

«Mais pour avoir été appelé à agir comme entraîneur dans la LNH par la suite, j’ai mieux compris les raisons qui ont poussé Jean à se montrer sévère avec nous. C’est toujours plus facile de blâmer l’entraîneur!» a-t-il ajouté.

«Serge Savard avait eu la bonne idée de réunir quelques vétérans à l’hôtel avant un match à Saint-Louis pour nous informer qu’il n’avait pas l’intention de changer d’entraîneur-chef. On a compris le message et on a su finir la saison sur une bonne note.»

Une récolte de 82 points

Robinson, qui est toujours à l’emploi des Sharks de San Jose à l’âge de 64 ans, soit sur le plan du développement des joueurs, se souvient aussi d’un message qu’avait livré Bobby Smith avant d’amorcer la première ronde des séries.

«Il avait fait comprendre aux gars qu’il ne fallait pas bousiller l’occasion qu’on avait de gagner la coupe Stanley. Bobby avait su trouver les bons mots.»

La campagne 1985-86 a été la deuxième plus productive de la carrière de 20 saisons de Robinson dans la LNH. Il avait récolté 82 points, dont 19 buts.

«Ce fut en quelque sorte une renaissance pour moi, a-t-il expliqué. Je venais de connaître des saisons plus difficiles et d’avoir participé au tournoi de la Coupe Canada en 1984 avait eu pour effet de relancer ma carrière.»

Les Flames: meilleurs en 1986

Robinson, pour ceux qui l’auraient oublié, est le meilleur marqueur de l’histoire du Canadien parmi les défenseurs avec un total de 883 points.

«J’aimais vraiment l’équipe de 1986, a-t-il dit. On misait sur des joueurs au physique imposant, autant à la défense qu’à l’attaque. Rick Green excellait lors des situations d’infériorité numérique.

«Ce fut tout un exploit de battre les Flames en finale parce qu’à mon avis, ils formaient une meilleure équipe en 1986 que trois plus tard, lorsqu’ils ont remporté la coupe Stanley à nos dépens», a mentionné Robinson, le défenseur le plus prolifique dans l’histoire du Tricolore avec 883 points.