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Ryan Walter: Le motivateur

Ryan Walter était reconnu comme étant un excellent leader chez le Canadien dans les années 1980 et il continue de prêcher les vertus du leadership et du positivisme 30 ans plus tard.

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Auteur de six bouquins, Walter donne régulièrement des conférences et cela, à travers l’Amérique.

C’est un motivateur réputé et plusieurs compagnies font appel à ses services afin qu’il puisse transmettre sa culture de gagnant aux employés.

«J’adore ce que je fais dans la vie», a raconté Walter lors d’un entretien téléphonique en provenance de sa résidence en Colombie-Britannique.

«J’essaie d’inspirer les gens à atteindre leur plein potentiel, à travailler en équipe, à être fort mentalement afin de traverser les épreuves. Je suis allé chercher une maîtrise en leadership après ma carrière. Ce domaine m’a toujours passionné.»

La Bible à la main

Walter est un fervent chrétien. Lorsqu’il jouait pour le Canadien, il préférait lire des passages de la Bible plutôt que d’aller prendre une bière avec ses coéquipiers sur la rue Crescent. Il lisait même des passages à un jeune comme Stéphane Richer.

Walter a toujours aimé transmettre sa foi. Le déclic pour lui était survenu en 1981, lorsqu’il a eu la peur de sa vie à bord d’un avion qui transportait les joueurs des Capitals de Washington. «J’ai bien cru ce jour-là que ma dernière heure était arrivée. J’ai remercié Dieu.»

Walter a porté les couleurs du Canadien de 1982 à 1991. Ses meilleurs souvenirs ont été, bien entendu, la conquête de la coupe Stanley en 1986.

Cheville fracturée

Cet ailier combatif n’a cependant pris part qu’à cinq rencontres éliminatoires, les cinq de la finale, parce qu’il avait eu le malheur de se fracturer une cheville au mois de mars.

«Il va sans dire que j’étais fort déçu sur le coup, a raconté Walter. Je m’étais cependant retroussé les manches.

«En travaillant fort au gymnase, aidé par les bons conseils du docteur Eric Lenczner, j’étais parvenu à revenir à temps pour prendre part à la finale. Il avait fallu que je m’adapte rapidement au rythme du jeu. Ça s’était bien passé.»

Des leaders inspirants

Walter voue une admiration sans bornes à l’endroit de Bob Gainey et de Larry Robinson.

«On n’aurait jamais remporté cette coupe sans des leaders comme eux, a-t-il affirmé. Ils étaient des meneurs à leur façon.

«Bob ne parlait pas beaucoup. Il était stoïque, mais il savait comment inspirer ses coéquipiers sur la glace. Larry, de son côté, savait comment détendre l’atmosphère et il était un as pour aider les jeunes défenseurs.

«Bob et Larry avaient compris comment s’y prendre pour appuyer Jean Perron et transmettre son message jusqu’aux joueurs.»

Walter croit que le Canadien de 1985-86 a été la seule équipe à gagner la coupe sans avoir eu besoin de faire une transaction majeure au cours de la saison. Les services de Bobby Smith avaient été acquis trois ans plus tôt.


  • Ryan et son épouse Jenn vivent à Osoyoos, dans la vallée de l’Okanagan. «C’est le seul désert au Canada, a-t-il dit. C’est l’endroit le plus chaud et sec au pays.»