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«Serge a su jouer les bonnes cartes» –Ronald Corey

Coupe Stanley 1986
Photo Le Journal de Montréal, Martin Alarie Serge Savard et Ronald Corey ont connu de merveilleux moments lors du printemps de 1986.

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À son arrivée comme président du Canadien à l’automne 1982, Ronald Corey s’était donné comme mandat de redonner l’équipe aux partisans, tout en établissant un plan quinquennal.

Corey réalisait que la pression exercée par les Nordiques de Québec était forte et la conquête de la coupe Stanley en 1986 est arrivée au bon moment pour le Canadien.

«Les gens avaient hâte de revoir la coupe à Montréal après une absence de quelques années et on est parvenu rapidement à la gagner grâce à un directeur général comme Serge Savard, qui a su jouer les bonnes cartes, a expliqué Corey. Serge avait du flair pour repérer les joueurs qui pouvaient faire la différence.

«La conquête de la coupe Stanley le 24 mai 1986 à Calgary restera toujours gravée dans ma mémoire, a-t-il ajouté. J’avais regardé le match en compagnie de Toe Blake, dans un coin du Saddledome, et j’avais été en mesure de très bien voir le but de Bobby Smith, qui s’était avéré celui de la victoire.»

Une émeute éclate à Montréal

Corey se souvient qu’en prenant place dans l’autobus pour aller à l’aéroport, Claude Mailhot était venu lui dire qu’une émeute avait éclaté dans les rues du centre-ville de Montréal.

«C’était vraiment désolant. La foule s’était réunie autour du Forum et il y avait eu du grabuge. Ça m’avait surpris et fort déçu. Ça ne se passait pourtant pas de cette façon lors des conquêtes de la coupe dans les années 1960 et 1970.»

15 000 personnes à l’aéroport

L’aéroport de Dorval avait été envahi par les fêtards qui tenaient à accueillir leur équipe championne en pleine nuit et certains écervelés avaient causé des dommages approchant les deux millions de dollars.

«Plus de 15 000 personnes s’étaient déplacées pour accueillir l’équipe à l’aéroport, a rappelé Corey. J’avais dû me faufiler derrière le grand Bobby Smith pour parvenir à passer à travers cette foule très dense.

«Je me souviens d’ailleurs d’avoir lancé à Bobby qu’il fallait maintenant penser à remporter la prochaine coupe. Il m’avait répondu:«Laisse-moi dormir un peu!»»