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Serge Boisvert: Au bon endroit au bon moment

Serge Boisvert: Au bon endroit au bon moment
Photo courtoisie

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«Être au bon endroit au bon moment.» Voilà comment Serge Boisvert décrit ce qu’il a vécu au printemps 1986.

Afin que son nom soit inscrit sur la coupe Stanley, un joueur doit participer à la moitié des matchs durant la saison régulière ou, encore, à l’une des rencontres de la grande finale.

Boisvert ne répondait pas au premier critère, n’ayant pris part qu’à neuf matchs au cours de la saison régulière 1985-86.

Lorsque la finale contre les Flames s’est mise en branle, il n’était pas en uniforme et il se demandait bien s’il allait avoir l’occasion de graver son nom sur la coupe.

L’heureux élu

«Chris Nilan s’est alors blessé et je me souviens que Jean Perron avait l’embarras du choix entre Kjell Dahlin, Lucien Deblois, Stéphane Richer et Steve Rooney, tous des ailiers droits comme moi, a expliqué Boisvert. Je n’avais pas fermé l’oeil de la nuit, me demandant bien lequel d’entre nous allait être choisi.

«Je me sentais privilégié d’avoir été le choix de Perron et de Jacques Lemaire. J’ai eu la chance de participer aux quatre derniers matchs de la finale, me retrouvant même aux côtés de Bobby Smith et de Mats Naslund. C’était une opportunité en or qu’on m’offrait. Jamais je n’oublierai ça.»

Boisvert, un rapide patineur qui avait aidé les Canadiens de Sherbrooke à remporter la Coupe Calder le printemps précédent, n’a disputé 46 matchs dans la LNH et huit dans les séries.

«Il va sans dire que mes deux bagues, je les dois à Patrick Roy.»

Une carrière internationale

À l’automne 1987, Boisvert a joint les rangs de l’équipe nationale et il a participé au tournoi olympique de Calgary, avant de faire carrière en Europe jusqu’à l’âge de 40 ans.

À son retour au Québec, le Drummondvillois s’est trouvé un boulot dans le monde de l’assurance, mais ce n’était pas fait pour lui.

«Heureusement, Bob Gainey m’a offert un emploi de recruteur en 2010 et ça fait maintenant six ans que je suis à l’emploi du Canadien.

«J’adore ce que je fais. C’est un beau défi d’identifier de jeunes joueurs prometteurs pour l’organisation.»