/sports/hockey/canadien
Navigation

Stéphane Richer avait son guide spirituel en Ryan Walter

Coupe Stanley 1986
Photo d'archives Stéphane Richer n'avait que 19 ans lorsqu'il a remporté la coupe avec le Canadien.

Coup d'oeil sur cet article

Stéphane Richer était le cadet de cette équipe championne au printemps 1986.

Stéphane Richer était le cadet de cette équipe championne au printemps 1986.

«J’avais seulement 19 ans. J’étais en quelque sorte le bébé de la famille, rappelle en riant l’attaquant originaire de Ripon. Les vétérans prenaient bien soin de moi.

«C’était spécial ce que je vivais puisqu’avant même d’avoir l’âge de 20 ans, j’avais déjà remporté le championnat mondial junior, la coupe Calder et la coupe Stanley.»

Une saison recrue de 21 buts

Richer a enregistré 21 buts et 16 mentions d’aide en 65 matchs à son année recrue avec le CH. Il a ajouté quatre buts en 16 rencontres éliminatoires.

«J’ai participé aux trois premières rondes mais en finale, Jean Perron a préféré miser sur d’autres attaquants, question de donner la chance à tout le monde de contribuer à nos succès», a-t-il raconté.

«Ça ne me dérangeait pas trop parce qu’on formait un groupe tissé serré, a souligné Richer. Il n’y avait pas de chicane entre les vétérans et les joueurs recrues, pourtant très nombreux.

«Je comprenais que mon inexpérience représentait un facteur qui jouait contre moi en finale. Il y avait aussi l’aspect robustesse que l’entraîneur voulait ajouter avec des gars comme David Maley et Steve Rooney. Les Flames formaient un club très imposant physiquement.»

La crise de Robinson

Richer ne cache pas qu’à l’instar des autres recrues, il était fort impressionné par la présence de joueurs légendaires comme Larry Robinson et Bob Gainey.

«On craignait de prendre trop de place, a-t-il dit. Ces gars-là étaient de grands leaders. Je me souviens encore de la crise que Larry avait piquée dans le vestiaire après une défaite survenue en mars.

«Il avait fracassé son bâton durant une réunion pour faire comprendre à tout le monde qu’il était tanné de perdre. Bob, de son côté, nous avait dit de ne pas paniquer, que les choses allaient se replacer. Ils avaient vu juste.»

Walter: un bon guide

Un autre vétéran, Ryan Walter, veillait sur Richer. Il lui lisait même des passages de la Bible.

Ryan Walter
Photo d'archives
Ryan Walter

«J’étais un adolescent et Ryan ne me lâchait pas d’une semelle, a-t-il fait savoir. Il tenait à me refiler de bons conseils, à me transmettre de bonnes valeurs dans la vie.

«Il était très croyant et je me souviens qu’il avait amené quelques joueurs à un endroit de prières à New York. Je le respectais beaucoup.

«Walter a été bon pour moi, a confié Richer. Je demeurais en pension à Verdun et son épouse et lui m’invitaient souvent à souper à leur demeure. C’était fort apprécié.»

► Âgé de 49 ans, Richer est encore en très bonne forme physique. Il joue au hockey régulièrement pour les Anciens Canadiens, de même qu’avec une équipe formée d’anciens joueurs étoiles de la LNH. Il est toujours propriétaire du club de golf Montpellier.