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Un pionnier du hip-hop accusé d’attouchements sexuels

À gauche, Afrika Bambaataa.
Photo: Sean-Jin/Wikimedia Commons À gauche, Afrika Bambaataa.

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L’auteur Ronald Savage confie dans son autobiographie qu’Afrika Bambaataa l’a agressé alors qu’il avait 15 ans.

Ronald Savage.
Capture d'écran de la vidéo du Daily News
Ronald Savage.

Dans un entretien avec le Daily News, Savage revenait samedi sur certaines confessions d’Impulse Urges and Fantasies.

Dans ce livre publié indépendamment en 2014, Savage laisse entendre que le DJ Afrika Bambaataa l’aurait agressé au cours des années 80 alors qu’il n’avait que 15 ans.

À l’époque, Ronald Savage gravitait autour de la Universal Zulu Nation, un collectif lancé par le DJ.

«Je veux qu’il sache qu’il m’a endommagé. Je n’étais qu’un enfant.», lance-t-il avant d’ajouter «Pourquoi a-t-il pris mon innocence? Pourquoi m’a-t-il fait ça?»

De victime à militant

J’étais embarrassé. J’avais honte.

Savage est aujourd’hui un militant qui veut notamment que le processus de dénonciation pour les victimes d’abus sexuels soit changé dans l’État de New York.

«Le statut des limitations est injuste pour les victimes», avance-t-il, laissant entendre que le délai alloué pour de telles dénonciations est trop court.

«Ça m’a pris des années avant d’en parler. J’étais embarrassé. J’avais honte.»

Bambaataa demeure muet

Si un représentant de la Universal Zulu Nation dément l’accusation, le principal intéressé, lui, demeure muet malgré les insultes dirigées envers lui sur ses réseaux sociaux.

Surnommé «le parrain de la culture hip-hop», Afrika Bambaataa - de son vrai nom Kevin Donovan - est surtout connu du grand public pour son méga hit «Planet Rock».