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Alex Harvey: athlète d’exception

SPO-HARVEY QUÉBECOR
PHOTO AGENCE QMI, TOMA ICZKOVITS Alex Harvey et son père Pierre Harvey.

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MONTRÉAL - Après une autre saison phénoménale, Alex Harvey semble faire réaliser peu à peu au grand public à quel point il représente un sportif d’exception.

Il fallait voir les gens faire la file, lundi midi, lors d’une distribution de casquettes autographiées dans le hall d’entrée du siège social de Québecor.

«Il réussit bien pas juste en tant que sportif, mais aussi comme personne, a observé son père Pierre, présent pour l’occasion. Je suis fier de voir ça. C’est bien quand un athlète peut redonner à la société comme il le fait.»

Parmi ses plus beaux souvenirs de la dernière saison, Harvey, qui s’accorde présentement une période de repos, a justement mentionné la réaction du public, à Québec, quand il a terminé deuxième à l’épreuve de sprint en style libre.

«Il y avait comme un tour d’honneur après la course et la foule s’est rassemblée autour de moi. Ça, c’était vraiment spécial», a noté le fondeur de 27 ans.

David contre Goliath

Pour illustrer la qualité des exploits de son fils sur la piste, Pierre Harvey y par ailleurs est allé d’une forte comparaison.

«C’est comme si une équipe du Japon arrivait au Canada pour gagner un match de hockey, nous serions surpris, a-t-il dit. Pourtant, quand Alex monte sur le podium, ça se compare un peu à ça. Les gens ne réalisent pas tout à fait, mais c’est vraiment spectaculaire ce qu’il peut faire.»

«La grosse différence avec un peuple comme les Norvégiens, c’est qu’on a moins de profondeur à l’entraînement, a pour sa part expliqué le principal intéressé. Eux, ils sont une quinzaine à un certain niveau et ils peuvent se pousser entre eux. C’est un peu comme David contre Goliath.»

Merci à Devon Kershaw!

Malgré tout, Harvey tient à souligner qu’il a lui-même profité, à ses débuts, de l’expérience de certains fondeurs canadiens.

«Quand je suis arrivé, il y avait des plus vieux un peu, comme Devon Karshaw et ça m’a aidé, a par ailleurs noté le Québécois. Devon m’a amené avec lui et j’ai été super chanceux de l’avoir. Il y avait aussi George Grey dans mes premières années et Ivan Babikov, qui a fini cinquième aux Jeux olympiques en 2010, quand même.»

Pour les prochaines semaines, Harvey a planifié des vacances à Hawaï avec sa copine Sophie. Il reprendra l’entraînement à son retour, lui dont le principal objectif, l’an prochain, sera de bien faire au Championnat du monde, à Lahti, en Finlande.