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«Les pas fiables»: le SCFP se moque de certains élus

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La nouvelle campagne «Les pas fiables» du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) pourrait porter atteinte à la réputation des maires Denis Coderre, Régis Labeaume et Jean Tremblay parce qu’ils sont associés à des ex-maires accusés ou coupables au criminel.

«Quand on est une personne politique, dans un contexte syndical, on peut s’attendre à ce que ça joue plus dur», explique Marie Annik Grégoire, professeure de droit à l’Université de Montréal, spécialisée en respect de la vie privée et de la réputation.

«Par contre, quand on a des insinuations qui font baisser l’estime du citoyen, il pourrait y avoir des accusations d’atteinte à la réputation, même par association.»

La campagne du SCFP met en scène 12 maires ou ex-maires qualifiés de «pas fiables», tous représentés individuellement sur des cartes postales. Elle vise à protester contre le pacte fiscal signé entre le gouvernement Couillard et les municipalités. Cela leur permettra notamment de réviser le processus de négociation avec les employés des municipalités.

Selon Me Grégoire, le fait que les maires Labeaume, Coderre et Tremblay soient associés avec des personnalités publiques accusées au criminel telles Nathalie Normandeau, Gilles Vaillancourt, Richard Marcotte ou Michael Applebaum renforce cette association.

Campagne «politique»

Denis Bolduc, secrétaire général du SCFP, qualifie cette campagne de «politique» et non de «salissage», puisque «chaque mot a été soigneusement choisi».

«Certains maires n'ont pas toujours eu un comportement exemplaire et dans certaines situations, ils pourraient abuser de leur pouvoir. On demande donc au gouvernement de ne pas donner le pouvoir aux municipalités de décréter les conditions de travail de leurs employés», explique-t-il.

Avares de commentaires

Le maire Denis Coderre a simplement indiqué qu’il a «d’autres choses à faire» que de se préoccuper de cette campagne.

«Ce que j'ai à faire, c'est de m'occuper de rendre des services à la population et de travailler. Entre temps, on signe des ententes, comme les ententes de principe avec les cols blancs et on est en train de travailler avec les autres syndicats. Ils jouent leur game pis c'est correct.»

Le cabinet du maire Jean Tremblay, à Saguenay, a indiqué que ce dernier «ne fera pas de commentaire parce que ça ne le dérange pas, qu’il s’en fout complètement et qu’il ne répondait pas au syndicat.»